Malgré la crise, les TPE et PME françaises contiuent d'exporter

  • A
  • A
Malgré la crise, les TPE et PME françaises contiuent d'exporter
Partagez sur :

La zone euro reste leur premier partenaire à l'international...

Malgré la crise, les TPE et PME exportatrices ne semblent pas trop souffrir de la situation, souhaitant même dynamiser leur activité dans 90% des cas, d'après la troisième édition du baromètre "PME, les clés de l'export", réalisé par la TNS Sofres pour la CGPME. La zone euro, majoritairement un premier choix Comme en janvier 2012, 90% des TPE/PME souhaitent "augmenter leur chiffre d'affaires à l'export au cours des prochaines années", l'Europe étant toujours leur zone de prédilection. En effet, "61 % des entreprises la citent comme leur premier choix pour l'extension de leur activité à l'international", note la CGPME. A ce sujet, Heuler-Hermès a mis en garde les entreprises françaises, au travers d'une étude publiée lundi. Un des freins au dynamisme du système d'exportations français est justement sa trop faible présence sur les marchés émergents. Leur positionnement sur le Vieux continent pourrait leur jouer des tours, la région étant soumise à une cure d'austérité. Ce qui veut dire que le risque de défaillances des entreprises clientes est plus élevé, et qu'elles s'exposent à une faible demande, au moins l'an prochain. Si cette proximité avec les autres pays de la zone euro témoigne de la solidité des relations entre les Etats, "cela ne les aide pas à aller chercher de la croissance", concède le président de la CGPME, Jean-François Roubaud. Stratégie de diversification plus avancée chez les PME Certaines PME semblent l'avoir déjà compris, contrairement aux TPE. "Elles sont présentes à 57% en Afrique du Nord (36 % pour les TPE) et à 44% au Moyen-Orient (27% des TPE). Au total, les PME exportent en moyenne dans 4,4 zones géographiques, contre 3,4 pour les TPE", fait remarquer la Confédération. Malgré leur volontarisme, 89% des TPE et PME citent au moins un frein à l'exportation, le premier étant la réglementation et les frais douaniers (22%).