"Made in emplois", une application pour "consommer contre le chômage"

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"Made in emplois", une application pour "consommer contre le chômage"
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Pour chaque produit du quotidien, l'application recense le nombre d'emplois rattachés à la production.

Une appli mobile pour promouvoir le travail en France... A l'occasion d'une conférence de presse qui s'est tenue ce matin, le syndicat des cadres CFE-CGC a présenté "Madeinemplois", une application qui "présente l'empreinte emploi des produits que vous achetez au quotidien", a rappelé sa présidente Carole Couvert, d'après les propos rapportés sur le compte Twitter de l'organisation. "Made in Emplois" est en fait l'adaptation de l'ouvrage de Charles Huet, qui "recense les produits made in France, les classe en fonction du nombre d'emplois directs qui leur sont affectables". L'application "est un acte militant et un acte citoyen à relayer partout (...) qui met en avant les entreprises qui ne délocalisent pas", a souligné Carole Couvert. Quelles entreprises emploient en France ? Concrètement, l'application disponible gratuitement sur l'Apple Store et Google Play, classe les produits en neuf catégories (agroalimentaire, hygiène, cuisine, électroménager, maison, textile, sport, high-tech, automobile). Chacune d'entre-elles recense les types de produits fabriqués en France avec le nombre d'emplois rattachés. Par exemple, dans la rubrique "textile", 2.205 postes sont reliés à la production de chaussures femmes au sein de l'Hexagone, dont 480 chez Charles Jourdan, 330 chez Eram ou encore 260 chez Repetto. Autre exemple : dans la catégorie "automobile, voitures citadines", on notera que la production de Peugeot 208-207 et 206 concerne 5.500 emplois, devant la Citro�"n C3 (4.100) et la Toyota Yaris (3.200). Chaque fois, l'application précise l'implantation des sites de production et retrace l'historique de la société. Au total, 250.000 salariés seraient rattachés à la production française de nos objets du quotidien. Selon Charles Huet, ils sont répartis sur 800 sites. L'application a vocation à être "collaborative", a précisé Carole Couvert, les utilisateurs étant appelés à enrichir les rubriques.