Les tensions au Proche-Orient font grimper les prix du baril

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Les tensions au Proche-Orient font grimper les prix du baril
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La semaine démarre comme avait terminé la précédente pour le baril de pétrole, à savoir en forte hausse. L'or noir reste porté par les inquiétudes relatives aux vives tensions entre Palestine et Israûl. Elles alimentent la crainte d'une perturbation d'approvisionnement au Moyen-Orient, d'où provient plus d'un tiers du pétrole consommé dans le monde. Les commentaires rassurants de la classe politique américaine sur la renégociation du plafond de la dette, qui devrait s'avérer nécessaire d'ici la fin de l'année, alimentent aussi cette hausse. Le baril bénéficie également de l'accès de faiblesse du billet vert et du franchissement d'un seuil technique important. Le "light sweet crude" pour livraison janvier grimpe actuellement de 1,1% à 87,9 dollars sur le New York Mercantile Exchange. "Les développements inattendus au Moyen-Orient sont susceptibles de causer des pointes sur le marché de temps en temps", affirme à Bloomberg, Christopher Bellew, courtier senior chez Jefferies Bache à Londres. Semaine calme avec Thanksgiving Par ailleurs, les hedge-funds et autres grands spéculateurs ont fortement réduit leurs paris sur une future hausse des prix du pétrole lors de la semaine close le 13 novembre, selon la "Commodity Futures Trading Commission". Les positions spéculatives nettes longues ont ainsi baissé de plus de 100.000 contrats, soit le plus fort repli depuis mai ! Sur le marché des devises, l'euro reprend 0,22% à 1,277 dollar entre banques après les premières négations autour du "fiscal cliff" outre-Atlantique entre républicains et démocrates. La semaine s'annonce assez calme puisqu'elle sera marquée par les fêtes de Thanksgiving, les marchés étant d'ailleurs fermés jeudi. En attendant, les opérateurs suivront cet après-midi les ventes de logements existants d'octobre (consensus -0,1% à 4,75 millions) aux Etats-Unis, avant l'indice du marché immobilier de novembre (consensus 41).