Les taxis se mobilisent dans toute l'Europe le 11 juin

  • A
  • A
Les taxis se mobilisent dans toute l'Europe le 11 juin
Partagez sur :

Des mouvements seront organisés à Londres, Madrid, Berlin, Rome ou encore Paris pour protester contre la concurrence des VTC.

Les taxis européens s'entendent pour faire la guerre à la concurrence... Plusieurs fédérations appellent à manifester le 11 juin (mercredi prochain) dans de nombreuses capitales européennes, dont Londres, Madrid, Berlin, Rome et Paris, pour dénoncer la concurrence déloyale à leurs yeux des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Le mouvement, initié à Londres, devrait être suivi par sept fédérations françaises (FNDT, FFTP, FNAT, FNTI, GESCOOP, Unit et Sud). Au total, plusieurs dizaines de milliers de taxis devraient prendre part au mouvement. Pas de pause, donc, dans la fronde des taxis, confrontés à ces nouveaux véhicules. Dernière action en date en France : l'association française représentant la profession a annoncé mercredi qu'elle assignait la société américaine Uber, plateforme de voitures de tourisme avec chauffeur, en référé devant le Tribunal de commerce de Paris. L'association pointe du doigt la méthode de tarification "horokilométrique" pratiquée par Uber, réservée aux taxis et interdite aux VTC. La fronde se poursuit Le député socialiste Thomas Thévenoud a remis le 24 avril un rapport, dans lequel il préconise de permettre aux VTC de se développer, mais en les encadrant mieux. Le document prône par ailleurs de réserver la maraude, c'est-à-dire la prise de clients dans la rue sans réservation, aux seuls taxis. Le député propose aussi de soumettre les chauffeurs de VTC à une formation et leurs véhicules à un contrôle technique tous les six mois. Des changements insuffisants aux yeux des fédérations, qui regrettent l'absence de mesures fortes, comme le fait de ne pas imposer de course minimum aux VTC ou de ne pas limiter le recours au régime auto-entrepreneur. Elles estiment que Thomas Thévenoud s'apprête à déposer une proposition de loi "sans concertation préalable." Elles demandent donc "la suspension immédiate de la procédure de dépôt de la proposition de loi, le temps que les organisations professionnelles représentatives du taxi aient été consultées et que les évolutions souhaitées aient été intégrées dans la proposition".