Les syndicats se montrent à leur tour pessimistes sur les négociations emploi

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Les syndicats se montrent à leur tour pessimistes sur les négociations emploi
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Ils ne peuvent accepter le nouveau contrat de travail proposé par

A deux jours de la reprise des négociations sur le marché du travail, la tension est palpable entre patronat et syndicats... Alors que la représentante du Medef, Laurence Parisot, a indiqué lundi qu'un accord semblait difficile en l'état actuel des choses, c'est au tour des leaders de la CGT et de Force Ouvrière de hausser le ton ce matin. "On n'est pas sur la feuille de route gouvernemental" "Nous discutons de tout sauf du recul de la précarité (...) avec le patronat (...) qui veut se saisir de cette nouvelle occasion pour aller à une nouvelle phase de déréglementation du travail", a martelé ce matin, Bernard Thibault au micro de RTL. Selon lui, le patronat cherche à imposer un nouveau type de contrat de travail, dit "de projet", qui permettrait aux entreprises d'embaucher un salarié pour une mission précise. Pour Bernard Thibault, cela existe déjà dans certains secteurs (contrats saisonniers notamment). Ce dispositif serait par ailleurs "plus redoutable que le CPE" (contrat première embauche) qui était réservé aux jeunes générations, "puisqu'il s'appliquerait à l'ensemble des salariés", a-t-il prévenu. Autre disposition proposée par le Medef à laquelle il s'oppose : la mobilité. "Un employeur pourra vous imposer d'aller travailler à un poste de travail éloigné de plus 50 kilomètres à celui que vous occupez à l'heure actuelle ou augmentant votre temps de parcours de 45 minutes". Pour le leader de la CGT, "on est loin de la feuille gouvernementale" qui demande de lutter contre la précarité. Le Medef ne veut pas de taxation des contrats courts Alors que le patronat veut instaurer davantage de flexibilité, les syndicats souhaitent au contraire pérenniser les contrats à durée indéterminée en taxant les contrats courts, notamment pour ceux de moins d'un mois. Mais pour Laurence Parisot, ce n'est pas une mesure efficace de lutte contre le chômage. Or, selon Jean-Claude Mailly, leader de Force Ouvrière, interrogé ce matin sur Canal Plus, pour qu'un accord soit trouvé, il faudrait que "le patronat retire des dispositifs en matière de flexibilité",ce qui relèverait du "miracle", selon lui. 'La Tribune.fr' croyait pourtant savoir lundi, qu'il serait prêt à faire une concession, à la marge : "accepter une sur-taxation (via une sur-cotisation d'assurance chômage) des contrats à durée déterminée d'un mois maximum", mais pas sur les CDD d'usage et les missions d'intérim. Le site internet, soulignait qu'en contrepartie, le patronat demanderait un allègement des cotisations d'assurance chômage pour les salariés de moins de 30 ans employés sous CDI.