Les syndicats à l'Elysée avant la conférence sociale

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Les syndicats à l'Elysée avant la conférence sociale
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François Hollande et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ont réuni les responsables des syndicats CFDT, CFTC, CGT, CGT, FO et Unsa...

Les syndicats français se sont retrouvés mercredi à l'Elysée pour une réunion consacrée au syndicalisme européen, l'occasion de prendre ses marques à la veille de la conférence sociale de cette fin de semaine à Paris. François Hollande et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ont réuni les responsables des syndicats CFDT, CFTC, CGT, CGT, FO et Unsa autour de la secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats, Bernadette Ségol. "Le chômage a explosé" "Lorsque l'on a la pauvreté qui augmente, lorsque l'on a les inégalités qui augmentent, cela veut dire qu'il faut changer les politiques économiques", a-t-elle déclaré à sa sortie, citée par l'agence Reuters. Elle a réclamé un plan de relance pour l'emploi et l'activité en Europe. Elle a appelé "fermement" François Hollande à relayer ses revendications au Conseil européen de Bruxelles du 27 juin. Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a évoqué pour sa part un climat "différent" de celui qui avait entouré la première conférence sociale de juillet 2012. "Il y a des problèmes de pouvoir d'achat qui ont grimpé, le chômage a explosé, on est en récession, c'est le climat d'aujourd'hui. Il y a une politique que je qualifie de restrictive", a-t-il dit à la presse. "Personne n'est dupe" "Ce qui sortira de cette conférence sociale, c'est une feuille de route gouvernementale : le gouvernement dira 'voilà mon programme pour l'année prochaine', après chacun s'y inscrira ou non", a-t-il ajouté. "Dans une conférence sociale, comme un sommet social, il y a une grande part de communication et de scénarisation. Personne n'est dupe dans ce genre d'affaire". Seul autre responsable à s'exprimer, le leader de la CFTC, Philippe Louis, a dit ne pas voir de si grande différence entre les syndicats "réformistes" et les "clivants". "On ne peut vouloir le dialogue social et n'être que dans la contestation mais je pense qu'en France tout le monde est effectivement pour ce dialogue social", a-t-il dit. "Alors il y a des clivages qui se font mais on voit que sur les dossiers, le clivage n'est pas aussi profond et qu'on peut chacun faireavancer les dossiers même si au bout du compte, tout le monde ne signe pas".