Les Suisses se prononcent pour la limitation des rémunérations abusives des dirigeants

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Les Suisses se prononcent pour la limitation des rémunérations abusives des dirigeants
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Ils ont approuvé une série de mesures allant en ce sens...

Les Suisses ont approuvé dimanche par référendum, un arsenal de mesures visant à empêcher les rémunérations abusives des dirigeants d'entreprises. Selon le résultat définitif annoncé par le gouvernement, 67,9% des électeurs ont approuvé la mise en place d'un système de contrôle des salaires parmi les plus stricts au monde, avec l'octroi aux actionnaires d'un droit de veto sur le montant des salaires et une interdiction des primes d'entrée et des indemnités de départ dans les sociétés cotées en bourse. Le parlement fédéral doit maintenant traduire ce projet initié par le sénateur et entrepreneur Thomas Minder, en loi. Un projet qui ne va pas assez loin ? Certains craignent cependant que les effets du texte soient limités, car rien ne dit que les actionnaires censureront les plans de rémunération de leurs dirigeants. Entre 2009 et 2012, l'opposition des actionnaires aux propositions de rémunérations des patrons des cent premières entreprises cotées a certes doublé, mais elle reste faible, à 14%, d'après les chiffres cités par Reuters. Le dispositif peut aussi être facilement contourné, selon le président du cimentier Holcim, Rolf Soiron. "Si une entreprise veut verser 25 millions à un haut dirigeant, elle trouvera toujours le moyen de le faire en dépit de l'initiative", a-t-il confié à Reuters.