Les salariés sont absents en moyenne 16,6 jours par an au travail

  • A
  • A
Les salariés sont absents en moyenne 16,6 jours par an au travail
Partagez sur :

Un chiffre qui a bondi de 18% en 2012...

Les salariés français ont manqué en moyenne 16,6 jours de travail en 2012, un chiffre en hausse de 18%, d'après une étude CSA pour Alma Consulting Group publiée jeudi. Un absentéisme qui co�"te cher aux entreprises : 6,98 milliards d'euros pour les co�"ts directs qui comprennent le complément de salaire employeur et le co�"t de remplacement des salariés. A l'inverse, le taux des "Toujours Présents", qui n'ont donc connu aucune absence, s'élève à 52%. Toutes les régions sont concernées, mais avec des disparités. "Les régions Nord (20,1 jours) et Méditerranée (19,7 jours) restent celles où l'absentéisme est le plus important, confirmant une tendance observée les années précédentes", indique CSA. La proportion des salariés qui "sèchent" le travail est surtout en hausse en Ile-de-France, avec un bond de 4,78%, soit 17,5 jours par salarié, alors que l'absentéisme est traditionnellement bas dans cette région. Maladies, charge de travail Parmi les bons élèves, le BTP Construction (2,81%) et l'Industrie (3,77%) affichent un taux stable comparé à celui de 2011. Les secteurs de la Santé (5,37%) et des Transports (4,92%) restent toujours à un taux très élevé, même si la Santé enregistre une baisse marquée par rapport à 2011 (6,61%). Quelles sont les raisons qui poussent les salariés à ne pas venir au travail ? En premier lieu, l'état de santé, cité par 59% des directeurs des ressources humaines (maladies saisonnières, problèmes de santé, fatigues et états de santé psychologiques). Viennent ensuite les conditions de travail, à 41%, avec l'ergonomie des postes, les ambiances physiques de travail (bruit, température, lumière, odeurs, etc.) et le confort au poste. La troisième cause citée est la charge de travail, avec l'organisation. "Cette dimension fait référence à la quantité de choses à faire, aux contraintes temporelles ainsi qu'à la charge mentale de l'activité", précisent les auteurs de cette étude.