Les salariés de Thomson Angers veulent se battre, après la liquidation du site

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Les salariés de Thomson Angers veulent se battre, après la liquidation du site
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La filiale de Technicolor, qui fabrique des décodeurs numériques, n'a reçu aucune offre de reprise...

Après Surcouf mercredi, c'est au tour de Thomson Angers d'être placé en liquidation judiciaire... La filiale de Technicolor, qui fabrique des décodeurs numériques, n'a reçu aucune offre de reprise, ce qui a motivé la décision du tribunal de commerce de Nanterre ce jeudi. "Nous resterons jusqu'au bout" Une grosse partie des salariés du site, qui emploie au total 350 personnes, était présente devant le tribunal pour l'annonce de cette décision. Ils doivent recevoir leur lettre de licenciement sous 15 jours. "Nous perdons l'usine, mais nous n'avons pas l'intention de lâcher et nous resterons jusqu'au bout. Jusqu'à ce que Technicolor s'engage à payer des primes supra-légales à hauteur de 1.500 euros par année d'ancienneté", a indiqué au quotidien 'Ouest France' Martine Guibert, une des membres de l'intersyndicale. L'agglomération propose une reprise L'usine d'Angers avait déposé le bilan le 25 mai dernier, avant d'être placée en redressement judiciaire le 1er juin. Peut-être un espoir pour les salariés : la communauté d'agglomération Angers Loire Métropole envisage de se porter acquéreur du site et de l'appareil de production. "Nous souhaitons tout mettre en oeuvre pour faciliter une poursuite, même partielle, ou une reprise différée d'activité sur le site de Technicolor" écrivent le maire d'Angers, Frédéric Béatse, et Jean-Claude Antonini, le président de la communauté d'agglomération, dans un communiqué repris par 'Ouest France'.