Les PME, particulièrement touchées par les situations de défaillance

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Les PME, particulièrement touchées par les situations de défaillance
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Elles font face à de sérieuses difficultés de trésorerie...

Le nombre de défaillances d'entreprises s'est stabilisé à un niveau élevé au premier trimestre 2012 à 16.206, contre 16.153 à la même période de l'année 2011, a annoncé mercredi la société Altares, spécialisée dans le secteur de l'information sur les entreprises. Les PME de 50 salariés et plus sont les plus durement touchées, avec une hausse de 27% des défaillances par rapport au premier trimestre 2011, ce qui représente 127 entreprises et concerne pas moins de 19.800 emplois. Malgré tout, Altares note que pour les trois quarts d'entre-elles, des solutions de sauvegarde sont recherchées, les tribunaux privilégiant l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire plutôt qu'une liquidation judiciaire directe. L'examen des derniers comptes de ces PME témoigne de difficultés sérieuses et anciennes de trésorerie : marges insuffisantes, absence de fonds propres et donc délais de règlement supérieurs à 60 jours. Or, "les entreprises reportant leurs règlements fournisseurs de plus de 30 jours présentent une probabilité de défaillance multipliée par six", rappelle Altares. Parmi les secteurs particulièrement affectés par les défaillances, on retrouve les mêmes que ceux qui rencontraient déjà des difficultés fin 2011, à savoir "le transport et la logistique" (+13 %) et la restauration (+10% après +6%). A l'inverse, la situation du commerce s'éclaircit (0% après +5%) alors que l'industrie poursuit son redressement (-2%). Derrière ces tendances générales, de fortes disparités sont à noter dans les sous activités de ces secteurs... "Alors que la reprise est toujours vacillante, la crainte d'une rechute dans la zone euro sur fond d'une résurgence de la crise de la dette souveraine mine l'économie réelle. Les tensions sur les prix des matières premières conjuguées au durcissement de l'accès au financement pèsent sur les exploitations", explique Thierry Millon, responsable des analyses chez Altares. Au delà de ce contexte, il pointe du doigt "le manque de culture cash", c'est à dire "par exemple, connaître et suivre ses clients pour anticiper leurs défauts de paiement (...) connaitre et suivre ses fournisseurs stratégiques" ou encore "sécuriser ses flux d'information pour gagner en performance financière".