Les pays émergents prêts à renflouer le FMI, sous conditions...

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Les pays émergents prêts à renflouer le FMI, sous conditions...
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Ils demandent d'avoir un poids plus important au sein de l'institution...

La directrice du FMI, Christine Lagarde aura fait plusieurs appels du pied afin d'obtenir les 400 milliards d'euros supplémentaires nécessaires à l'institution pour lutter contre la crise en zone euro. Vendredi, les pays émergents se sont dits prêts à y participer, à condition que leurs droits de vote au sein de l'institution soient renforcés. "Croyez-moi, le G20 s'engagera sur un montant final qui corresponde aux souhaits de la direction du FMI", a promis le vice-ministre des Finances russe, Sergueï Stortchak dont le pays devrait apporter entre 10 et 20 milliards d'euros comme le Brésil. La Chine pourrait participer à hauteur de 60 milliards de dollars alors que l'Arabie saoudite donnerait un montant légèrement inférieur. De leur côté, les pays européens et le Japon ont déjà accepté d'apporter 320 milliards de dollars au FMI. Au final, Christine Lagarde devrait recueillir le montant désiré, à condition de répondre favorablement au souhait des émergents - réitéré à maintes reprises - de prendre en compte leur poids grandissant dans le système économique mondial et donc, de faire évoluer leur rôle au sein du FMI. Le dossier avait été remis sur la table l'année dernière, au moment de la nomination de Christine Lagarde en remplacement de Dominique Strauss-Kahn à la tête de l'institution. Les émergents avaient alors souhaitaient rompre avec la tradition qui vise à nommer un Européen pour diriger le Fonds. En 2011, les Etats-Unis, en tant que principal contributeur, disposait de 17,6% de droits de vote. Une part qui s'élève à un peu plus de 30% pour l'UE et à seulement 6,2% pour la Chine. La part de cette dernière a cependant été doublée fin 2010, lui permettant d'obtenir un pouvoir de décision plus important que l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.