Les nationalisations temporaires, "c'est l'avenir" répète Arnaud Montebourg

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Les nationalisations temporaires, "c'est l'avenir" répète Arnaud Montebourg
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Le ministre n'en démord pas, malgré le désaveu du Premier ministre dans le dossier Florange...

Arnaud Montebourg n'en démord pas, malgré le désaveu du Premier ministre dans le dossier Florange... Le ministre du Redressement productif l'assure dans un entretien accordé au 'Monde' ce mardi : "l'arme de la nationalisation temporaire est (toujours) sur la table, et durablement. C'est l'arme dont dispose la puissance publique pour lutter contre la désindustrialisation et préserver des capacités de production stratégiques, et ce partout à travers le monde", assure-t-il. "Il m'est difficile de commenter une décision qui ne relève pas de ma compétence. Le Premier ministre a pris une décision, et je m'y suis rangé", ajoute-t-il, alors que 'Le Monde' l'interroge sur la décision de Jean-Marc Ayrault de ne pas retenir l'option de la nationalisation pour le site mosellan d'ArcelorMittal. "Je n'ai pas de sentiment à exprimer, mais une position politique : nous ne pourrons pas redresser l'appareil productif du pays avec les vieilles recettes libérales, utilisées avec l'insuccès qu'on leur connaît depuis tant d'années", argumente-t-il. Sa popularité grimpe Et le ministre du Redressement productif de défendre une nouvelle fois son point de vue : "La nationalisation temporaire ne coûte rien, précisément parce qu'elle est temporaire : c'est donc un investissement ou un placement pour les contribuables. Elle n'est pas non plus une subvention ou une dépense publique, puisqu'elle rapporte aux finances publiques quand l'Etat se désengage et revend sa participation", explique-t-il. Le dossier Florange, s'il a placé Arnaud Montebourg dans une position délicate vis-à-vis de Matignon, semble lui avoir apporté une dose de popularité dans l'opinion. Le dernier baromètre BVA pour 'L'Express' et France Inter montre qu'il gagne 5 points auprès des Français et six points auprès des sympathisants de gauche, devenant au passage leur personnalité politique préférée, devant Manuel Valls...