Les ministères invités à plancher sur de nouvelles réductions de dépenses

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Les ministères invités à plancher sur de nouvelles réductions de dépenses
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Dans le cadre de l'élaboration du projet de finances 2014...

Les ministères vont devoir encore se serrer la ceinture dans les prochains mois... Dans une circulaire publiée sur le site de Bercy, le directeur du Budget, Julien Dubertret, leur annonce le lancement de la procédure d'élaboration du projet de loi de finances 2014. Une série de réunions techniques est prévue entre le 11 février et le 1er mars. "La nouveauté de l'exercice cette année réside dans la nécessité de documenter des économies très ambitieuses pour 2014 et 2015", écrit-il. "Je vous demande de présenter dès les conférences techniques vos principaux projets de réforme, accompagnés d'une évaluation chiffrée de leurs incidences sur les plafonds de dépenses pour les deux dernières annuités du budget triennal", ajoute le directeur du Budget. Votée l'année dernière, la loi de programmation des finances publiques 2012-2017 prévoit des baisses annuelles de dépenses de 10 milliards d'euros sur tout le quinquennat. S'y ajouteront 10 milliards de plus pour le financement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. Hypothèse de croissance du PIB confirmée pour 2013 Le gouvernement prévoit de ramener les déficits publics de 4,5% du PIB en 2012 à 3% en 2013 puis 2,2% en 2014 et 1,3% en 2015, avec en vue un solde structurel à l'équilibre en 2016 et 2017. Pour atteindre cet objectif, l'exécutif table notamment sur des coupes dans les dépenses. Dans sa circulaire, le directeur du Budget indique encore que les propositions d'économies "feront l'objet d'échanges et d'approfondissements continus avec mes services jusqu'aux lettres-plafonds" de l'été, qui cadrent le projet deloi de finances. Julien Betret répète par ailleurs que "à ce stade", les ministères peuvent encore travailler sur des hypothèses de croissance du PIB "de 0,8% en 2013 et 2% par an les deux années suivantes". Pour rappel, ces prévisions sont bien plus optimistes que celles du FMI notamment, qui table notamment sur une progression de 0,3% de l'économie française cette année...