Les ménages modestes dépensent de plus en plus pour se loger

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Les ménages modestes dépensent de plus en plus pour se loger
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Le Centre d'analyse stratégique publie ce mercredi un rapport sur le logement social en France

Les ménages modestes ont toujours plus de mal à se loger, malgré des aides massives de l'Etat et des collectivités locales. "L'ensemble des avantages conférés par les différentes aides au logement est évalué aujourd'hui à 37 milliards d'euros" pour l'année 2009, écrit le Centre d'analyse stratégique dans un rapport publié ce mercredi. Sur cette somme, au moins "21 milliards d'euros sont ciblés sur les ménages modestes, ou en tout cas soumis d'une façon ou d'une autre à un plafond de ressources"."L'importance de l'effort consenti, de même que la situation des finances publiques, invitent à se poser la question de l'efficacité de ces différentes formes d'aide", écrit le CAS. Cet état des lieux montre d'abord que le parc de logements abordables pour les plus modestes diminue, avec une raréfaction, au cours des 25 dernières années, des logements accessibles aux ménages locataires modestes, "due essentiellement à une hausse des loyers de 1988 à 1996". "Le logement social permet d'offrir des baisses de loyer par rapport aux loyers de marché qu'on peut évaluer globalement à environ 10 milliards d'euros par an", d'après ce document. Mais ces logements ne sont pas toujours accessibles aux plus modestes... Les auteurs du rapport préconisent donc de fixer "les plafonds de revenu pour chaque logement social à cinq fois le loyer (hors aides) du logement, sous réserve du respect de la norme d'occupation". A partir de ces constatations, le centre d'analyse stratégique avance deux autres propositions. L'une a pour objectif de mieux indexer les prix sur les marchés locaux, via un affinage des zonages relatifs aux plafonds de loyer. Ensuite, pour les nouveaux projets de constructions de HLM, le CAS préconise d'indiquer "explicitement dans les plans de financement la valeur actualisée des aides publiques perçues ainsi que la valeur actualisée des réductions anticipées de loyer par rapport aux loyers de marché".