Les jeunes diplômés touchés de plein fouet par la crise

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Les jeunes diplômés touchés de plein fouet par la crise
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L'accès au premier emploi est de plus en plus difficile et les conditions d'embauches se dégradent...

Les jeunes diplômés 2013 subissent la crise de plein fouet, alerte l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) dans sa dernière enquête de conjoncture. L'accès au premier poste est de plus en plus difficile et pour ceux ayant "trouvé chaussure à leur pied", les conditions d'embauche se dégradent. "En période de conjoncture difficile, les débutants sont les premiers à subir le ralentissement du marché des embauches", rappelle l'Apec... Accès au premier emploi plus compliqué Au printemps 2013, la proportion de jeunes de niveau Bac + 4 et plus qui déclaraient être en poste a chuté de 7 points par rapport à la promotion précédente pour s'établir à 64%. En outre, un tiers des jeunes diplômés de niveau Bac +3 et plus interrogés étaient toujours à la recherche d'un emploi. Des disparités sont cependant observées selon le niveau d'études : A Bac+3 et +6, les étudiants s'en tirent un peu mieux. Les premiers, dotés d'une licence professionnelle parviennent plus facilement à s'insérer sur le marché de l'emploi. En revanche, la part des diplômés bac+5 en recherche d'emploi bondit de 10 points sur un an, à 37%. La nature du diplôme est également un facteur "discriminant" fait remarquer l'Apec. Pour les étudiants issus du secteur médical, la part de ceux à la recherche d'un premier emploi est de seulement 6% contre 31% pour ceux issus de la filière "Arts & lettres" ou 28% pour les diplômés de "droit&économie". Des conditions d'emplois plus précaires "La dégradation de l'insertion a des effets sur les conditions d'emploi de l'ensemble des jeunes diplômés", ajoute l'Apec. La part des jeunes de niveau Bac+4 et plus, ayant obtenu un CDI, est ainsi passée de 56% pour la promotion précédente, à 51%. Une fois encore, des disparités sont constatées selon le niveau de diplôme et le secteur d'activité. Si les titulaires de licences professionnelles et de doctorats semblent tirer leur épingle du jeu en termes d'emploi et de rémunération, c'est le plus souvent au détriment de la stabilité de leur emploi : il leur faut souvent accepter des postes moins qualifiés que ce qu'ils auraient souhaité, ou des postes de contractuels de la fonction publique", fait toutefois remarquer l'Apec. Les conditions salariales sont également en train de se dégrader : le salaire médian des Bac+4 et plus s'établit à 28 800 contre 28 600 euros bruts par an pour la promotion précédente, fait remarquer l'association.