Les intermittents montent le ton, malgré le geste de Valls

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Les intermittents montent le ton, malgré le geste de Valls
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La CGT-spectacle annonce ce vendredi qu'elle reconduit le préavis de grève à partir du 1er juillet et appelle à une journée de "grève massive" dans l'ensemble des secteurs le 4 juillet, jour de l'ouverture du festival d'Avignon.

Le geste de Manuel Valls n'aura pas suffi à rassurer les intermittents. La CGT-spectacle annonce ce vendredi qu'elle reconduit son préavis de grève à partir du 1er juillet et appelle à une journée de "grève massive" dans l'ensemble des secteurs le 4 juillet, jour de l'ouverture du festival d'Avignon. "Si le gouvernement ne nous entend pas pour sortir un plan d'apaisement équilibré et durable qui prenne en compte nos propositions, l'été ne se passera pas normalement", prévient le syndicat dans un communiqué. Les intermittents du spectacle rejettent la nouvelle convention d'assurance-chômage, qui durcit les conditions d'indemnisation de plusieurs catégories de chômeurs, dont les leurs. Alors que de nombreux festivals sont menacés, le Premier ministre a annoncé jeudi que l'Etat prendrait à sa charge le délai de carence pour l'indemnisation des intermittents du spectacle. Il a néanmoins refusé de reporter l'agrément de la nouvelle convention chômage, et la CGT etsime qu'il s'agit d'une "mesurette pour passer l'été". "Ce que souhaite le Medef" "Manuel Valls annonce que l'Etat va financer le régime des intermittents du spectacle, préfigurant une caisse autonome que souhaite le Medef et la CFDT depuis des années", estime la CGT dans son communiqué. "Pas plus qu'une subvention à l'industrie ou au commerce, l'assurance chômage n'est pas une subvention culturelle, c'est un droit de tous les salariés." Plusieurs autres coordinations ont appelé à poursuivre la mobilisation. Une coordination nationale est notamment prévue les 2 et 3 juillet prochains à Avignon. Par ailleurs, Manuel Valls a annoncé que trois experts seraient chargés de plancher jusqu'à la fin de l'année pour formuler des propositions pour une remise à plat du système des intermittents. "La concertation avec les 'trois sages' peut être acceptable, à condition que nos propositions soient examinées, celles partagées dans la profession, popularisées comme 'plateforme du comité de suivi'. Elles sont portées depuis plus de dix ans tandis que les signataires de l'Unedic ont toujours refusé de les étudier", répond la CGT. La nouvelle convention Unedic plafonne le cumul revenus d'activités-indemnités des intermittents à 175% du plafond de la Sécurité sociale, soit 5.475,75 euros bruts par mois. Une autre annexe introduit un délai de carence pour leur prise en charge par l'assurance chômage et augmente le taux global de leurs cotisations et de celles de leurs employeurs de 10,8% à 12,8%. De quoi pénaliser à leurs yeux les plus précaires des intéressés.