Les heures supplémentaires créent des remous à l'Assemblée

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Les heures supplémentaires créent des remous à l'Assemblée
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La centaine d'amendements, déposés en grande partie par l'opposition, n'a pu être entièrement examinée...

La multiplication d'incidents, de piques et d'invectives a troublé les débats cette nuit à l'Assemblée nationale... Le texte sur la défiscalisation des heures supplémentaires sera examiné de nouveau ce mercredi : la centaine d'amendements, déposés en grande partie par l'opposition, n'a pu être entièrement examinée, et les travaux des députés ont été suspendus aux alentours de 2 heures du matin, sans venir à bout de ce dispositif. C'est notamment l'intervention de l'écologiste François de Rugy qui a mis le feu aux poudres. Ce dernier a mis en cause le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, à propos de son travail d'avocat. "C'est vrai que Monsieur Copé, quand il était à la fois député de Seine et Marne, maire de Meaux, président de la communauté d'agglomération, trouvait quand même le moyen de faire quelques heures supplémentaires dans un cabinet d'avocats qui, ma foi, étaient fort bien payées (...) et donc là, c'est vrai que la défiscalisation, ça comptait", a-t-il lancé. "Ces sont des propos haineux, avec des insultes, (...) Je demande des excuses publiques de la part de Monsieur de Rugy. Ca n'est pas acceptable", a répondu le chef des députés de l'UMP, en demandant une suspension de la séance. L'examen du projet de loi de finances rectificative devrait reprendre mercredi après-midi et se poursuivre jusqu'à jeudi, voire vendredi. Environ 450 amendements ont été déposés sur la trentaine d'articles...