Les Français sceptiques sur la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires

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Les Français sceptiques sur la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires
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Les communes ont jusqu'au 31 mars pour décider d'appliquer la réforme en septembre 2013 ou de reporter...

Que pensent les Français de la réforme sur les rythmes scolaires ? Le débat a fait du bruit en France, et 91% d'entre eux déclarent en avoir déjà entendu parler, dont 62% qui voient clairement de quoi il s'agit (76% parmi les parents d'enfants scolarisés en école primaire), d'après un sondage Harris Interactive, réalisé pourle syndicat d'enseignants SNUipp, mobilisé contre cette mesure. Les communes ont jusqu'au 31 mars pour décider d'appliquer la réforme en septembre 2013 ou de la reporter d'un an. Selon l'Association des maires de France, le passage à la semaine de 4,5 jours va coûter 100 euros en moyenne par élève scolarisé, soit environ 600 millions d'euros. De leur côté, 42% des Français considèrent que cette réforme va augmenter les inégalités entre les élèves selon les communes (62% chez les parents d'élèves), et 11% estiment au contraire qu'elle va les réduire, tandis que 39% jugent que son effet sera neutre. Manque d'infrastuctures "Les Français doutent de la capacité de leur commune à mettre en place la réforme : 45% estiment qu'elle ne dispose pas de suffisamment d'infrastructures pour accueillir les élèves dans le cadre des activités périscolaires qui seront mises en place et 57% qu'elle ne dispose pas de suffisamment de personnel qualifié pour organiser les activités et encadrer les élèves", note l'institut de sondage. C'est particulièrement vrai pour les habitants des communes de moins de 2.000 habitants, qui sont sceptiques sur les capacités de leur mairie à proposer les moyens nécessaires. La réforme annoncée par Vincent Peillon serait donc, dans l'idéal, mise en place petit à petit dans l'esprit des Français : pour seulement 12% des sondés, elle doit être appliquée dans toutes les écoles du territoire dès la rentrée de septembre 2013. Mais "33% privilégient plutôt une mise en place de la réforme en 2014 dans toutes les écoles du territoire, notamment les parents d'enfants scolarisés en primaire, et 48% adoptent une position intermédiaire, estimant que la réforme doit être mise en place progressivement", écrit Harris Interactive. Seul problème, les impôts locaux : 73% ne sont pas prêts à en payer plus, même pour leurs enfants...