Les Français ne veulent pas des gaz de schiste pour la transition énergétique

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Les Français ne veulent pas des gaz de schiste pour la transition énergétique
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Son exploitation est incompatible avec l'objectif fixé par le gouvernement...

Les voix se multiplient pour appeler le gouvernement à rouvrir le débat sur l'exploration et l'exploitation du gaz et pétrole de schiste en France. Mais les citoyens y restent sceptiques et souhaitent une véritable transition énergétique pour le pays, d'après un sondage réalisé par Harris Interactive pour la Fondation européenne du climat. Quelles énergies pour la transition énergétique ? Entreprises et opinion publique s'accordent sur un point : l'exploitation des gaz de schiste n'est pas compatible avec la démarche de transition énergétique voulue par le gouvernement (respectivement 23% et 30% d'avis défavorables). A l'inverse, les énergies renouvelables sont jugées conciliables avec cette transition à plus de 90% des voix des Français et des entrepreneurs. Sur le nucléaire, les avis sont plus contrastés : la moitié des personnes interrogées pensent que l'énergie peut aller de pair avec la transition énergétique. Impact positif sur la croissance Autre enseignement de cette étude : l'opinion publique et les chefs d'entreprises croient au potentiel de croissance et de créations d'emplois généré par la transition énergétique, ce qui est "très positif", selon la Fondation. Les patrons estiment qu'elle permettra l'innovation technologique (88%), l'accès à de nouveaux marchés (78%) et améliorera l'attractivité des entreprises françaises en général (69%). Les Français sont toutefois conscients que le renouvellement des énergies entraînera à court terme une hausse des tarifs (78%). Sur le long terme, ils croient en une baisse des prix. Besoin de soutiens financiers Si les entreprises sont conscientes des avantages de la transition énergétique et veulent y participer, ils sont 76% à se plaindre d'un manque de ressources financières et 68% expriment la nécessité de bénéficier d'un soutien public ou d'exemptions spécifiques - crédit d'impôt par exemple - (68%). "Les résultats de l'étude appellent à la réflexion au moment où certains conservateurs recommandent de mettre les politiques de transition énergétique "sur pause". Les chefs d'entreprises et les citoyens lancent un appel clair à l'action du gouvernement et de l'UE", conclut la Fédération.