Les Français ne croient pas aux bénéfices d'un remaniement ministériel sur l'économie

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Les Français ne croient pas aux bénéfices d'un remaniement ministériel sur l'économie
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81% sont mécontents de la politique économique du gouvernement

Alors que la question d'un remaniement ministériel revient avec insistance sur la table à l'approche des élections municipales, cette option ne semble pas du tout séduire les Français. Selon le dernier sondage Tilder-LCI-OpinionWay, ils sont 68% à estimer qu'un changement dans l'équipe gouvernementale n'aurait "pas d'effet" sur la reprise économique en France. Un quart (25%) pense que l'effet serait positif, et 7% qu'il serait négatif. Jean-Marc Ayrault a par exemple évoqué cette semaine la possibilité de réduire le nombre de ministres à Bercy, pour plus d'efficacité, alors qu'ils sont sept actuellement... Mais cette hypothèse ne convainc pas. "C'est une nouvelle preuve de la perte d'influence du politique sur l'économique. Néanmoins, pour créer de l'adhésion, François Hollande va devoir construire la séquence du remaniement, s'il a lieu, en le présentant comme le choix d'une orientation politique alors que la tendance sera d'y voir un simple jeu de chaises musicales entre les ténors de la majorité", écrit Tilder. 81% de mécontents Par ailleurs, la politique économique et sociale du gouvernement provoque un vrai rejet, avec 81% de mécontents, soit encore un point de moins qu'en janvier. Seuls 19% sont satisfaits. Les auteurs de cette étude estiment qu'il "ne faut pas négliger le léger rebond qui se confirme d'ailleurs dans un certain nombre de sondages de popularité récents". D'après leur analyse, "d'une part, les partenaires sociaux se sont mis autour de la table pour discuter du pacte de responsabilité qui est donc passé du statut d'annonce politique surprise à celui de réforme concrète au service de l'emploi. D'autre part, le gouvernement commence au fil du temps à se libérer du poids de l'inversion ratée de la courbe du chômage pour assumer une communication de plus long terme sur les chiffres du chômage".