Les Français jugent que l'intervention en Centrafrique va coûter trop cher

  • A
  • A
Les Français jugent que l'intervention en Centrafrique va coûter trop cher
Partagez sur :

Ils sont 80% à considérer que les interventions militaires ne sont pas compatibles avec les efforts budgétaires mis en place par le gouvernement...

Plusieurs études ont montré que les Français étaient globalement défavorables à l'intervention de la France en Centrafrique. Au total, 1.600 soldats français sont déployés dans le pays. Paris a lancé la semaine dernière, sous l'égide de l'Onu, une intervention militaire programmée pour durer six moisà la suite de violences à caractère religieux entre chrétiens et musulmans.Selon le dernier sondage Tilder LCI, ils sont 80% à considérer que les interventions militaires ne sont pas compatibles avec les efforts budgétaires mis en place par le gouvernement. "Pas compris" Tilder voit dans l'hostilité des Français la conséquence d'une communication gouvernementale pas suffisamment préparée. "Le positionnement de la France par le Président de la République comme 'gendarme' devant assurer la paix en Afrique après l'intervention au début de cette année au Mali n'a pas été compris par l'opinion publique", estiment les auteurs de cette étude, qui ajoutent que "la mort au combat de deux soldats dès le deuxième jour d'intervention et le changement de discours sur la durée même de l'intervention ont été un facteur aggravant la mauvaise préparation de l'opinion publique à cette événement". Communication de guerre Tilder note que d'autre présidents de la République, malmenés dans les sondages, avaient su redonner des couleurs à leur popularité sur le terrain international... "Le président Chirac en refusant l'intervention en Irak et en prononçant des discours sur la défense de l'environnement, le président Sarkozy en intervenant positivement dans le règlement du conflit russo-géorgien en 2008. Il n'est pas certain que la courbe de popularité de François Hollande ne connaisse un sursaut positif après cette intervention. La faute à une communication de guerre mal préparée", estime l'institut.