Les Français doutent de la capacité des communes à assumer la réforme des rythmes scolaires

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Les Français doutent de la capacité des communes à assumer la réforme des rythmes scolaires
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Seulement un tiers d'entre-eux pensent qu'elles disposent des moyens humains et des infrastructures nécessaires.

Les Français sont divisés sur la question de la réforme des rythmes scolaires au primaire qui s'appliquera dès cette rentrée dans certaines communes. Ils sont 49% à estimer que c'est une bonne chose (-18 points en un an) contre 47% qui pensent le contraire, selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour le syndicat SNUipp. Pour mémoire, la réforme prévoit le retour à la semaine de quatre jours et demi, contre quatre jours jusqu'ici. La journée de classe des élèves de primaire va être raccourcie en moyenne de 45 minutes et des activités culturelles ou sportives vont être mises en place par les communes. Les communes à la hauteur ? Ce dernier point inquiète cependant les sondés puisqu'ils ne sont qu'un tiers à estimer qu'elles auront les moyens humains et les infrastructures nécessaires pour prendre charge ces activités. "Si ces proportions restent non négligeables, elles sont toutefois moins importantes qu'en février, attestant d'un sentiment d'inquiétude moindre que par le passé sur ces aspects", précise l'institut de sondages. D'après les calculs de l'Association des Maires de France, la reforme co�"tera 600 millions d'euros, soit 100 euros par élève scolarisé en moyenne. Coup de pouce financier Pour aider les collectivités à financer la prise en charge des enfants pendant les heures réaménagées, le gouvernement va cependant débloquer un fonds spécifique de 250 millions d'euros en 2013. Par ailleurs, une dotation de 50 euros par élève sera versée aux communes mettant en place la réforme dès cette année. Pour celles les plus en difficulté, elle s'élèvera à 90 euros. Pour les villes ayant choisi de reporter la réforme à 2014, seules les zones en difficulté toucheront 45 euros par élève.