Les espoirs d'un plan de sortie de crise en Europe s'éloignent

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Les espoirs d'un plan de sortie de crise en Europe s'éloignent
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Les dirigeants peinent à s'accorder sur plusieurs volets...

Par la voix d'Angela Merkel, chancelière allemande puis de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, Berlin a déjà prévenu qu'il n'existait pas de solution miracle pour sortir de la crise européenne. D'autant plus que les principaux dirigeants peinent encore à accorder leurs violons sur des points importants du plan, alors qu'un sommet de l'UE se tient ce dimanche à Bruxelles. Premier point d'achoppement : les outils à utiliser pour démultiplier la force de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Tous s'accordent à dire qu'il est impossible d'en augmenter la taille et qu'il faut donc trouver un "effet de levier". Paris, souhaite en faire un établissement bancaire. "Vous connaissez la position française et on la maintient. Nous pensons que c'est évidement la meilleure des solutions que le Fonds ait une licence bancaire", a rappelé hier le ministre des Finances François Baroin à Francfort. Une idée qui ne séduit guère l'Allemagne et la BCE car cela reviendrait notamment à mutualiser les pertes d'Etats. Second point de tension : le plan d'aide à la Grèce. Le FMI d'une part et la Commission européenne et la BCE d'autre part, tous membres de la Troïka, ne partagent pas la même analyse sur la soutenabilité de la dette grecque. Le fonds monétaire international souhaite connaître les résultats du sommet européen de dimanche avant de décider début novembre de verser la sixième tranche du premier plan d'aide accordé à Athènes en 2010, d'après des sources interrogées par Reuters. Ces divergences affectent les marchés européens ce jeudi. Un peu avant midi, le CAC40 cède 0,9%, l'Ibex espagnol recule de 1,3% alors que le Dax allemand perd 1,1%.