Les entreprises en Egypte confrontées à la poursuite des violences

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Les entreprises en Egypte confrontées à la poursuite des violences
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Electrolux maintient ses sites fermés, tandis GM et BASF reprennent leur activité...

Les entreprises qui travaillent en Egypte sont confrontées à la poursuite des violences... La firme suédoise Electrolux, deuxième groupe mondial d'électroménager, a annoncé dimanche qu'elle prolongeait la fermeture de ses usines dans le pays du fait des tensions politiques. Electrolux, qui emploie quelque 7.000 salariés sur place, estime que les conditions ne sont pas réunies pour relancer la production sur ses dix sites, proches du Caire. Ils sont à l'arrêt depuis mercredi, jour où les forces de l'ordre ont donné l'assaut aux campements des partisans du président déchu Mohamed Morsi au Caire. Le numéro un européen du secteur pétrolier, Shell a indiqué jeudi à l'agence de presse Reuters la fermeture de ses bureaux égyptiens pour plusieurs jours et a réduit les déplacements vers le pays. Du côté des sociétés françaises, les géants de la construction, Vinci et Bouygues, travaillant au sein d'un consortium dans le pays, ont décidé "de rapatrier une vingtaine de leurs salariés ainsi que leur famille", selon les informations de la radio Europe 1 et d'autres médias. Orange et Lafarge restent sur place A l'inverse, le constructeur automobile américain General Motors, le groupe chimique allemand BASF et le distributeur Metro ont repris leur production. Orange a également tenté d'aménager ses activités. Selon 'Le Figaro.fr' qui a interrogé un porte parole du groupe, les salariés sont incités à travailler de chez eux et leurs horaires de travail ont été aménagés. De son côté, Lafarge reste attentif à la situation mais n'a pas organisé le rapatriement de ses salariés. Pourtant les violences dans le pays pèsent sur le titre qui cède plus de 3% à 47,7 euros à la mi-journée Au moins 850 personnes, dont 70 policiers et soldats, ont été tués la semaine dernière à travers le pays, à la suite d'une offensive des forces de sécurité contre des membres de la confrérie, qui demandent que Mohamed Morsi, toujours en détention, retrouve ses fonctions. Et ce lundi, une attaque menée par des militants islamistes a tué au moins 24 policiers égyptiens et en a blessé trois autres dans le nord de la péninsule du Sinaï, près de la ville de Rafah, selon des sources issus des services médicaux et de sécurité.