Les enseignants français moins bien payés que leurs homologues de l'OCDE

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Les enseignants français moins bien payés que leurs homologues de l'OCDE
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L'organisation pointe aussi les importants déséquilibres entre le primaire et le secondaire...

Les enseignants français sont nettement moins bien rémunérés que dans les autres pays de l'OCDE, d'après l'étude "Regards sur l'éducation 2013" publiée ce mardi par l'organisation. Fortes variations de salaires  Le salaire statutaire - sans primes, ni paiement d'heures supplémentaires - des enseignants du primaire ayant au moins 15 ans d'exercice ressort à 33.152 dollars contre une moyenne de 38.136 dollars au sein de l'OCDE. Le constat est le même dans le premier cycle de l'enseignement secondaire (36.159 dollars contre 39.934 en moyenne) et dans le second cycle du secondaire (36.398 dollars contre 41.665 dollars). L'OCDE constate aussi qu'au sein de l'Hexagone, le salaire des enseignants est inférieur aux autres diplômés du supérieur, alors même que depuis la réforme de 2010, ils sont recrutés au niveau Master et appartiennent aux catégories les plus élevées de la fonction publique (A et A+). Des écarts de temps de travail Ces écarts de salaires pourraient s'expliquer par des différences de temps de travail. Or, "en France, les enseignants du primaire sont, en moyenne et par an, 936 heures devant les  élèves, soit 146 heures de plus que la moyenne de l'OCDE de 790 heures", souligne l'étude.  En outre, les instituteurs donnent autour de 6 heures de cours par jour contre trois à six heures dans la plupart des pays de l'OCDE. En revanche, dans le secondaire, les profs français donnent moins d'heures de cours que dans les autres Etats de la région (648 heures pour les deux cycles du secondaires contre 709 pour le 1er et 664 pour le second en moyenne internationale). "Cela ne signifie pas que le temps de travail des enseignants du secondaire est inférieur à celui du primaire, juste que leur temps de présence devant les élèves est moindre", tient à préciser l'OCDE. Répartition des moyens déséquilibrés entre primaire et secondaire L'étude montre que les temps de présence moins longs devant les élèves et les salaires plus élevés ont pour conséquence d'accroître les dépenses dans le secondaire. Ainsi, en 2010, pour un élève du premier cycle, elles étaient 6% plus élevées en France que la moyenne de l'OCDE alors que les dépenses du primaire étaient inférieures de 17% ! Dès son arrivée au ministère de l'Education nationale, Vincent Peillon a dit vouloir faire du primaire, sa priorité. Et pour résorber les écarts constatés, il s'est prononcé en faveur du versement d'une indemnité pour les enseignants du primaire. "Le peu d'argent dont nous disposons, nous devons le donner en priorité aux professeurs du primaire. Il y a des négociations sur le montant de cette indemnité que nous fixons avec les syndicats", avait-il déclaré le mois dernier sur RMC et BFM Télé.