Les diplômés de grandes écoles relativement épargnés par la crise

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Les diplômés de grandes écoles relativement épargnés par la crise
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15,4% des étudiants sortis de grandes écoles en 2012 étaient à la recherche d'un emploi au moment de l'enquête au premier trimestre...

"Malgré la crise, l'augmentation du chômage des jeunes et la diminution du recrutement des cadres intervenues depuis le second trimestre 2012", la dernière étude de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) montre que ses diplômés "s'en sortent bien". Un taux de chômage plus faible que la moyenne D'après l'enquête menée au cours du premier trimestre 2013 (taux de réponse de 53,7%), 81,5% des diplômés de grandes écoles en 2012 avaient trouvé un emploi contre 84,9% pour leurs prédécesseurs. Parmi eux, 76% ont décroché un CDI (-3,8 points) dont 78% pour les ingénieurs et 73,3% pour les managers. A titre de comparaison, 71% des étudiants étaient en emploi en 2012, un an après avoir terminé leurs études, d'après les données de l'Apec. En outre, 15,4% des étudiants sortis de grandes écoles en 2012 (12,5% pour la promo 2011) recherchaient un emploi au moment de l'enquête, quand le taux de chômage des moins de 25 ans se situe en France à 26,5% (avril 2013, données Eurostat)... Des diplômés satisfaits de leur emploi En plus d'avoir trouvé un emploi, les diplômés des grandes écoles sont satisfaits de leur poste... Sur une échelle de 1 à 5, la promotion 2012 donne une note moyenne de 4,1, stable par rapport aux diplômés 2011. Côté rémunération, elle varie peu. Le salaire brut annuel hors primes ressort à 33.051 euros pour les diplômés 2012 contre 33.376 pour la promo antérieure. Ingénieurs et managers ont une rémunération quasiment équivalente (33.067 euros contre 33.152 euros) pour les diplômés 2012. L'étranger attire de plus en plus Enfin, dernière observation de cette étude : 15,7% des diplômés de grandes écoles s'expatrient pour leur premier emploi contre 12,7% un an plus tôt. "Deux interprétations sont possibles. La plus optimiste : nos élèves sont parfaitement adaptés au marché mondial de l'emploi et nous nous en félicitons (...) En revanche, si celle-ci préfigure une fuite de nos meilleurs éléments vers d'autres horizons faute de débouchés satisfaisants, nous sommes inquiets", analyse le directeur général d'HEC Paris, Bernard Ramanantsoa.