Les détracteurs de Hollande dénoncent "mensonges" et "bricolage"

  • A
  • A
Les détracteurs de Hollande dénoncent "mensonges" et "bricolage"
Partagez sur :

L'intervention du président sur TF1, qui a attiré 9,9 millions de téléspectateurs, provoque une salve de critiques...

Du "bricolage", "rien de concret", "un président aux abois", "des mesurettes ringardes"... Très attendue dans le contexte de crise économique et financière actuelle, l'intervention de François Hollande sur TF1 dimanche soir a attiré 9,9 millions de téléspectateurs. Et elle suscite sans surprise beaucoup de critiques ce matin. Le chef de l'Etat s'est contenté de baliser le terrain en se donnant "deux ans pour redresser la France". "L'agenda du redressement, c'est 2014", a-t-il expliqué, soulignant que l'effort de 30 milliards d'euros nécessaire dans le cadre du budget 2013 serait partagé en trois : 10 milliards d'économies, 10 milliards de prélèvements supplémentaires pour les grandes entreprises et 10 milliards pour les ménages les plus aisés... "Le changement pas avant 2014" Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a estimé ce matin sur RTL qu'en "réalité, je n'ai rien entendu qui montre qu'il y avait quelque chose qui redresserait le pays, et je veux dire ici, très clairement que François Hollande est en train de tromper gravement les Français". Selon lui, le président, qui promettait le changement pour maintenant, "nous annonce que le changement ce n'est pas avant 2014". L'ex-Premier ministre François Fillon a également réagi sur Europe 1 : "on a eu l'impression d'un président un peu aux abois qui parle beaucoup de calendrier, de méthode, qui fait acte d'autorité pour dissimuler au fond un profond désarroi lié à la manière dont il a été élu", selon lui. "Situation de combat" Si le président a dit comprendre les "inquiétudes" des Français, il a insisté sur la déprime de l'activité avec une prévision de croissance inférieure à 1%, "sans doute 0,8%" en 2013. "J'entends bien les impatiences... Je suis en situation de combat !", a poursuivi le chef de l'Etat qui a déploré une "croissance qui s'est effondrée depuis déjà plusieurs mois puisqu'elle sera à peine supérieure à 0 pour l'année 2012". Côté recettes, le président n'a pas écarté l'idée d'une hausse de la CSG et évoqué la piste de "prélèvements écologiques" afin de trouver des ressources "qui puissent se substituer aux prélèvements sur le travail". "Des mesurettes ringardes" Côté réactions toujours, la présidente du FN Marine Le Pen a dénoncé "quelques mesurettes somme toute très ringardes, qui viennent de la préhistoire socialiste". Anticipant une hausse de la CSG, elle a estimé que le président mentait en promettant que "ce ne serait que les ménages les plus aisés qui verraient leurs impôts augmenter". A gauche, Jean-Luc Mélenchon redoute un "enlisement" de la France, alors que "30 milliards vont être retirés de l'économie du pays". "Je ne comprends pas l'organisation de cette politique fiscale. Je considère c'est du bricolage. Tous les économiques hollandais avaient avant l'élection faits des propositions globales et nous voici revenus à du coup par coup, des petites choses", a expliqué l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle.