Les députés décideront le 24 avril d'une éventuelle enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac

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Les députés décideront le 24 avril d'une éventuelle enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac
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Les parlementaires se pencheront sur l'action du gouvernement et de l'Etat depuis les révélations de Mediapart...

Le PS et l'UMP, majoritaires à l'Assemblée nationale, ont donné leur accord... Les députés se prononceront le 24 avril prochain sur la création d'une commission d'enquête parlementaire consacrée au dossier Cahuzac. L'idée avait été soumise par le parti centriste UDI, qui a déposé une demande pour mieux comprendre le "fonctionnement de l'action du gouvernement et des services de l'Etat entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013 dans la gestion d'une affaire qui a conduit à la démission d'un membre du gouvernement", en l'occurrence l'ex-ministre du Budget. Le 4 décembre correspond à la date à laquelle le site Mediapart a révélé cette "affaire Cahuzac", affirmant que le ministre du Budget avait ouvert un compte en Suisse afin d'y dissimuler une partie de ses revenus. Après avoir nié ces accusations, Jérôme Cahuzac a finalement reconnu les faits le 2 avril. "Y voir plus clair" D'ici au 24 avril, la proposition de l'UDI sera examinée par la commission des Lois. Même en cas de rejet par cette dernière, elle sera étudiée en séance publique, le groupe centriste usant du droit qui est donné à chacun des groupes de déposer une telle demande une fois par session ordinaire. Si elle voit le jour, "nous allons, bien entendu, nous associer à cette commission d'enquête", a annoncé Christian Jacob, président du groupe UMP. Même son de cloche du côté des socialistes : une de ses porte-paroles, Annick Lepetit, a affirmé que son parti n'a "pas peur d'une commission d'enquête. Au contraire". A l'origine de ce projet, Jean-Louis Borloo a proposé lors d'un point de presse que le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS), la préside, le rapporteur étant un élu centriste. "Ce n'est pas une opération de l'opposition contre le gouvernement. Il s'agit d'y voir plus clair et de mettre fin aux rumeurs", a précisé le président de l'UDI.