Les contrats d'avenir attendus pour la fin de l'année, divisent à droite

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Les contrats d'avenir attendus pour la fin de l'année, divisent à droite
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Le député radical Yves Jégo a annoncé qu'il voterait pour le texte.

Le gouvernement compte bien marquer les esprits en agissant rapidement, face à la montée du chômage. Comme prévu, le ministre du Travail, Michel Sapin a présenté en fin de matinée devant les ministres, le projet de loi relatif aux contrats d'avenir. Ce sera "le premier texte à être examiné lors de la session extraordinaire convoquée à partir de la semaine du 10 septembre" et il "entrera en vigueur avant la fin de l'année", peut-on lire dans le compte rendu du Conseil. A droite, certains ministres sont favorables à cette mesure, loin de faire l'unanimité. Yves Jégo veut dépasser les clivages politiques La mesure n'est pas sans susciter de critiques et fait débat à droite. Yves Jégo, vice-président du Parti Radical confie dans les colonnes du 'Parisien' qu'il votera pour. "Lorsque le chômage explose, le devoir de l'opposition n'est-il pas de savoir accepter un dispositif qui devrait concerner 150.000 jeunes?", s'interroge-t-il. Pour le député, la mesure n'est ni de droite, ni de gauche. "Je voterai ce texte en l'amendant. Les emplois d'avenir, c'est une vieille recette, mais bien utile quand la crise est aussi forte et quand l'angoisse des familles est si présente", fait-il valoir. A l'UMP, on juge la mesure inadaptée à la réalité économique. Le maire de Bordeaux Alain Juppé a estimé sur i-Télé que le dispositif est un "emplâtre sur une jambe de bois". Jeunes sans diplômes, régions touchées par le chômage Ces contrats de travail pour les jeunes chômeurs de longue durée, seront subventionnés par l'Etat - à hauteur de 75% pour les associations - pour une durée comprise entre 1 et 3 ans, et concerneront les jeunes de 16 à 25 ans, sans diplômes et dans les régions particulièrement touchées par le chômage. "D'autres jeunes en difficulté d'insertion, ayant poursuivi leurs études jusqu'à un premier niveau de qualification (CAP-BEP) ou jusqu'au baccalauréat dans certaines zones particulièrement difficiles, pourront également accéder à ces emplois", précise le ministre dans le détail de la mesure. Comme annoncé, ces contrats s'adressent en priorité au secteur non marchand. Même esprit que les "emplois jeunes" Ces derniers jours, beaucoup ont critiqué la ressemblance avec les "emplois jeunes", créés en 1997 sous le gouvernement de Lionel Jospin. Si Michel Sapin reconnaît que "c'est le même esprit", il souligne aussi les différences. "Les emplois jeunes étaient ouverts à tous les jeunes. Une grande partie d'entre eux avaient été occupés par des jeunes qualifiés. Là, ça sera l'exception", explique-t-il dans les colonnes du 'Nouvel Observateur'.