Les commerçants et artisans crient aussi leur ras-le-bol

  • A
  • A
Les commerçants et artisans crient aussi leur ras-le-bol
Partagez sur :

La pétition lancée par l'Union professionnelle artisanale a déjà recueilli plus de 17.000 signatures...

"Voulez-vous vivre sans nous ?", s'interrogent les artisans et commerçants inquiets, à l'image des "fameux bonnets rouges", des choix du gouvernement Ayrault. Réunis à l'appel de l'UPA (Union professionnelle artisanale), ces boulangers, plombiers, ou mécaniciens, ont décidé de lancer une pétition en ligne, signée ce mardi à 15 heures par plus de 17.000 personnes. "Nous sommes 1.300.000 chefs d'entreprise, artisans, commerçants et travailleurs indépendants. Le gouvernement a choisi de nous sacrifier en nous asphyxiant lentement mais s�"rement par le poids croissant des prélèvements obligatoires", écrit l'UPA sur le site sauvonslaproximite.com. Pour tenter de faire passer leur message, les artisans-commerçants ont créé un "kit de mobilisation", contenant des affichettes à coller sur la vitrine des magasins. "Sacrifié mais pas résigné", ou encore "Nous refusons d'être sacrifiés", disent les messages préparés par l'UPA, qui estime avoir été choisie pour cible par le gouvernement "car il fait le pari que nos entreprises ne réagiront pas compte tenu de leur dispersion sur tout le territoire et de leur taille réduite", en choisissant de "ménager les intérêts des grosses entreprises". Longue liste  La liste des revendications est longue : les artisans mobilisés réclament le "retrait de toutes les charges sociales supplémentaires qui pèsent sur les travailleurs indépendants depuis le 1er janvier 2013", le "remplacement du crédit d'impôt compétitivité emploi-CICE par une baisse directe du co�"t du travail", ou encore la "suppression de la cotisation d'allocations familiales payée par les employeurs et les travailleurs indépendants". Le mode de calcul de l'impôt sur le revenu des travailleurs indépendants doit aussi être revu selon ces indépendants, qui réclament aussi que les contrôles  fiscaux et sociaux frappent en priorité "les activités non déclarées, les entreprises low cost et toutes les formes de concurrence déloyale". L'exclusion des activités de l'artisanat et du commerce de proximité du régime de l'auto-entrepreneur et le rétablissement pour les entreprises de moins de 50 salariés de l'indemnité compensatrice et du crédit d'impôt apprentissage, au-delà de la première année.