Les bricoleurs du dimanche reçus à Matignon

  • A
  • A
Les bricoleurs du dimanche reçus à Matignon
Partagez sur :

Ces derniers ont manifesté leur souhait de rencontrer Jean-Paul Bailly qui doit rendre un rapport sur le sujet fin novembre...

"Volontaires: Oui, Chômeurs: Non"... Les "Bricoleurs du dimanche" se sont rassemblés ce mercredi matin devant Matignon "pour faire entendre leur inquiétude face à l'urgence de leur situation". Une oreille attentive Reçus par des membres du cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le collectif a été écouté "par une oreille attentive". "Pour autant, il n'y a rien de sécurisé pour l'instant. L'urgence est pour demain, avec le risque de perte d'emploi pour de nombreux salariés", a expliqué le porte-parole Gérald Fillon, rapporte le groupement sur sa page Facebook. "Les Bricoleurs du dimanche" rappellent que 1.200 étudiants bénéficient d'un contrat de travail du week-end et qu'un jeune exerçant uniquement une activité en fin de semaine, "gagne 70% de sa rémunération le dimanche". Par ailleurs, "sur l'ensemble du territoire national, 32.000 salariés risquent une perte de revenus liée à une participation à la baisse, en raison d'une éventuelle fermeture dominicale des magasins franciliens de bricolage"... Demande de rencontre avec Jean-Paul Bailly Les Bricoleurs du dimanche ont réclamé auprès des services du Premier ministre une rencontre dans les plus brefs délais avec Jean-Paul Bailly, afin de donner leur point de vue sur la situation. L'ex-dirigeant de La Poste s'est vu confié par le gouvernement une mission pour "clarifier le cadre juridique. La loi est actuellement difficilement lisible, de nombreuses exceptions existant notamment pour les commerces situés en zones touristiques, les magasins de proximité (bureaux de tabac, fleuristes) ou encore les commerces alimentaires. Jean-Paul Bailly doit remettre son rapport dans deux mois. Or, "l'urgence de la situation ne saurait attendre le 30 novembre", déplore le collectif, qui ne cherche pas à banaliser le travail du dimanche mais réclame un cadre de travail plus ouvert basé sur le volontariat et les jours de récupération.