Les bonus en légère baisse à la City en 2012, en chute libre à Wall Street

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Les bonus en légère baisse à la City en 2012, en chute libre à Wall Street
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Les primes enregistrent un recul de 2% à La City...

L'année 2012 n'aura pas été si difficile pour les professionnels de la finance londoniens... Alors que le gouvernement britannique se déclare "réellement préoccupé" ce mardi par le projet des Etats membres de l'Union européenne de plafonner les bonus des banquiers, le site eFinancialCareers fait le point sur l'année écoulée : l'étude montre les primes ont enregistré un recul limité de 2%. Ainsi, 47% des acteurs du monde de la finance ont vu leur bonus rester stable ou diminuer. Ils sont 13% à ne pas en avoir touché, contre 10% en 2011. Les employés du "front-office" sont les mieux lotis : "le montant moyen de leur prime est près de quatre fois plus élevé que celui de leurs homologues du back-office, leur bonus ayant même augmenté de 1% cette année", explique eFinancialCareers. "Le middle-office a subi la plus forte baisse de ses bonus : -25% par rapport à l'année précédente, quand ceux du back-office connaissent une baisse de seulement 2%." Les primes en chute livre à Wall Street Mais si les bonus reculent, le contentement des quelque 600 professionnels de la finance interrogés ne faiblit pas : 40% se disent satisfaits de leur bonus, contre 36% en 2011. Car ces primes pourraient encore baisser dans les mois à venir, avec l'accord provisoire européen qui prévoit que les sommes versées aux banquiers ne pourront plus dépasser le montant de leur salaire. La Grande-Bretagne a tenté, en vain, de freiner ce projet de l'UE, qui doit permettre d'éviter les prises de risques excessives après la crise financière. eFinancialCareers s'est aussi penché sur la situation à Wall Street, beaucoup plus compliquée pour les financiers : leurs bonus ont chuté de 36% l'année dernière. "Cette baisse est liée au système de rémunération à la performance sur lequel se sont recentrées les institutions financières, ajusté à la prise de risque encourue, sous la pression du marché et des contrôles réglementaires", expliquent les auteurs de l'étude. De plus en plus, les bonus sont soumis aux résultats et à des versements en différé. Ainsi, "13% des personnes interrogées déclarent qu'au moins une partie de leur prime a été soumise aux résultats, contre seulement 7% en 2011, et 23% révèlent que la partie variable de leur rémunération a été différée contre 19% l'année précédente", révèle cette étude.