Les assurances de téléphones mobiles, une arnaque ?

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Les assurances de téléphones mobiles, une arnaque ?
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L'UFC Que Choisir pointe du doigt le manque de transparence des contrats ainsi que la faible couverture des sinistres...

Après avoir pointé du doigt les forfaits de téléphonie mobile, l'UFC Que Choisir s'attaque désormais aux assurances de portables, appelant "les consommateurs à réfléchir avant de souscrire ces contrats", d'autant que le taux de dommages est assez faible, variant entre 6,7% et 13,8% au bout d'un an et que les pannes et pertes sont très rarement garanties. Enfin, concernant les vols, ils sont "en baisse régulière" et lorsqu'ils se produisent, moins de la moitié d'entre-eux "sont susceptibles d'être remboursés". Manque de transparence L'association pointe du doigt le manque de transparence des opérateurs sur les clauses de ces contrats, qui ne sont d'ailleurs pas toujours signés en connaissance de cause... Beaucoup de clients se sont notamment plaints d'un défaut de présentation, "tant à l'oral qu'à l'écrit". En outre, les explications sont "trop évasives", "trop simplificatrices". Ainsi, un grand nombre de sinistres ne sont pas couverts, compte tenu d'une "sémantique très imprécise". Il arrive aussi fréquemment que les assureurs requalifient les faits pour entrer dans le champ de l'exclusion. Des conditions de résiliation compliquées L'UFC Que Choisir rappelle que la plupart de ces contrats d'assurance téléphone sont groupés : l'opérateur est le souscripteur et le client uniquement, le sous-souscripteur. Ce type de souscription les empêche donc de bénéficier de la loi Châtel qui "oblige les assureurs à informer les assurés au plus tôt trois mois et au plus tard 15 jours avant la date limite de résiliation". Pour résilier leur contrat, les clients doivent donc envoyer spontanément une demande à cet effet... Au final, compte tenu des nombreuses exclusions des contrats d'assurance, l'UFC Que Choisir estime que le montant de remboursement maximum de vols et des dommages par les assureurs s'élèverait à 77 millions d'euros pour, au minimum, 432 millions d'euros de primes encaissées. L'association réclame ainsi un droit de résiliation, "à tout moment, à partir d'un an d'ancienneté", ainsi que les mentions "explicites" des exclusions de garanties.