Les actionnaires donnent leur feu vert au changement de gouvernance d'EADS

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Les actionnaires donnent leur feu vert au changement de gouvernance d'EADS
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Les grandes manoeuvres vont pouvoir démarrer...

Chez EADS, les grandes manoeuvres vont pouvoir démarrer après le feu vert apporté par les actionnaires réunis en assemblée générale aux plus importantes modifications de gouvernance de l'histoire de la société. Les 15 résolutions requises pour mener à bien l'accord signé en décembre dernier entre actionnaires ont été validées, si bien que sa concrétisation, baptisée "réalisation" par le groupe, aura lieu le 2 avril prochain. Les actionnaires ont aussi autorisé un programme de rachat et d'annulation d'actions qui pourrait porter jusqu'à 15% du capital, avec un cours d'achat plafond de 50 euros. Ils ont enfin validé le nom des futurs administrateurs : Manfred Bischoff, Ralph D. Crosby, Tom Enders, Hans-Peter Keitel, Hermann-Josef Lamberti, Anne Lauvergeon, Lakshmi N. Mittal, Sir John Parker, Michel Pébereau, Josep Piqué i Camps, Denis Ranque et Jean-Claude Trichet. Simplifier la gouvernance L'accord voté par les actionnaires, qui avait été dévoilé le 5 décembre 2012, vise à normaliser et simplifier la gouvernance d'EADS, tout en sécurisant une structure d'actionnariat qui permet à la France, l'Allemagne et l'Espagne de protéger leurs intérêts stratégiques légitimes. Parmi les principaux éléments de l'accord, la France, l'Allemagne et l'Espagne ont convenu de limiter les participations étatiques (à 12%, 12% et 4% respectivement). Les trois Etats disposeront de droits de préemption réciproques. Les nouveaux statuts d'EADS stipuleront une limitation des droits de propriété et de vote au seuil de 15%, par actionnaire, à titre individuel ou collectif. Certains intérêts spécifiques de sécurité nationale de la France et de l'Allemagne seront protégés par la création de "sociétés nationales de défense" détenant les activités militaires sensibles. En vertu du nouveau mode de gouvernance, aucun groupe d'administrateurs ne disposera de droit de veto au conseil d'administration, ni aucun actionnaire à l'assemblée générale des actionnaires. Signataire de l'accord, Lagardère en profitera pour céder sa part de 7,5%.