Le volailler Doux reste en période d'observation

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Le volailler Doux reste en période d'observation
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Le groupe est en redressement judiciaire depuis le mois de juin...

La période d'observation va se poursuivre pour le groupe volailler Doux, en redressement judiciaire depuis le mois de juin. C'est ce qu'ont décidé, au terme d'une audience d'étape, les magistrats du tribunal de commerce de Quimper, dans le Finistère, d'après des syndicats et des avocats interrogés par l'agence Reuters. Exploitation bénéficiaire L'occasion pour le PDG, Charles Doux, de faire un point sur la santé financière du groupe, dont le pôle "frais" a été liquidé début septembre. "Avec les pôles poulet export et produits élaborés, l'exploitation du groupe est bénéficiaire, ce qui nous donne des capacités pour le remboursement de la dette et pour des investissements dans l'entreprise", a déclaré l'avocat de Doux, Me Maurice Lantourne, à Reuters. Le volailler a annoncé lundi que 30 millions d'euros sur trois ans seraient investis dans les usines du groupe selon un plan d'investissement "totalement autofinancé"... Les syndicats restent sur leur garde, alors que les pôles "export" et "produits élaborés" du site comptent 2.100 emplois dot 400 CDD. D'après une représentant syndical, aucun chiffre n'a filtré pour le moment sur d'éventuelles suppressions de postes annoncées à la fin du mois, dans le cadre du plan de restructuration qui doit être présenté en comité central d'entreprise. Combien de licenciements ? Plusieurs cessions seraient à l'étude, selon 'Le Télégramme' : "elles concerneraient l'usine de co-produits de Châteaulin, Doux Aliments à Pluguffan, une entreprise frigorifique de Brest, un laboratoire d'analyses à Vannes, et l'unité Pierre (et non Père) Dodu, zone de Kergonan à Quimper". Le quotidien note par ailleurs que des licenciements sont envisagés au siège du groupe, à Châteaulin. Son l'avocat de Doux, les dettes du groupe s'élèveraient actuellement à environ 320 millions d'euros, dont 143 millions d'euros de créances bancaires à l'égard de la banque britannique Barclays. Des discussions sont en cours avec l'établissement et les autres partenaires du groupe Doux, notamment le saoudien et principal client du volailler Al Munajem, pour apporter de nouveaux fonds à l'entreprise, a-t-il aussi précisé. Le groupe a demandé au tribunal que la période d'observation soit prolongée sur un an, soit jusqu'au mois de mai.