Le tribunal de commerce de Quimper se penche sur l'avenir de Doux

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Le tribunal de commerce de Quimper se penche sur l'avenir de Doux
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L'examen des offres de reprise du groupe volailler Doux a commencé...

Le tribunal de commerce de Quimper a démarré ce matin l'étude des offres de reprise du volailler Doux, en redressement judiciaire depuis le mois de juin. Les juges doivent se pencher notamment sur la proposition des 14 entreprises du consortium dirigé par Sofiprotéol. Elle prévoie le maintien de 2.707 salariés et 371 reclassements, sur un total de 4.195 salariés en contrats à durées déterminée ou indéterminée. En face, le PDG Charles Doux, qui se bat pour ne pas perdre son entreprise, propose un plan de continuation, qui prévoit la prise de contrôle du groupe par la banque Barclays à hauteur de 80%. Au total, environ 3.100 emplois seraient préservés, au cas où le pôle frais serait repris par deux sociétés concurrentes, car le volailler ne garderait que les pôles export et produits élaborés. Les élus locaux très inquiets Du côté des syndicats, les avis sont partagés. Le scénario proposé par Charles Doux a les faveurs de la CFDT, même si ses membres émettent de "grandes réserves". La CGT et FO ont pris partie pour le consortium. L'examen des propositions par les juges se tient en tous cas dans un climat de grande inquiétude. Des dizaines d'élus du Centre-Bretagne, accompagnés par 200 à 300 manifestants, ont défilé ce matin devant le tribunal de commerce. Ils ont déposé une motion à la préfecture pour demander des garanties sur les emplois et le maintien du siège social à Chateaulin. La décision du tribunal devrait être mise en délibéré, et l'audience pourrait se terminer tard dans la soirée.