"Le succès de mon enseigne, un mauvais signe pour l'économie", estime Leclerc

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"Le succès de mon enseigne, un mauvais signe pour l'économie", estime Leclerc
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La stratégie de l'enseigne est basée sur les bas prix.

Avec son slogan "saviez-vous que c'est moins cher chez Leclerc?", le groupe de grande distribution ne connaît pas la crise, contrairement à d'autres concurrents comme Carrefour, qui a lancé ces derniers mois plusieurs avertissements sur résultats. Mais pour le directeur Michel-Edouard, ce succès n'est pas forcément une bonne nouvelle. Les prix bas font un tabac "Le succès de mon enseigne qui est basé sur les prix bas témoigne d'un mauvais signe pour l'économie (...) il y a des signes qui montrent que cela patine", a-t-il estimé ce matin au micro d'Europe1. Le palmarès, dressé en juin dernier par le magazine spécialisé 'Linéaire', montrait en effet qu'en plus de proposer les prix les plus intéressants, les centres Leclerc réalisent leur meilleure performance depuis la création du palmarès en 1999, avec un chariot référence de 93,90 euros en moyenne contre 111,50 euros pour l'enseigne la plus onéreuse. Au premier semestre 2012, les centres E. Leclerc ont réalisé un chiffre d'affaires en croissance de 8,6%, la baisse des prix étant compensée par "d'importants volumes", a souligné Michel-Edouard Leclerc. Leclerc favorable aux blocage des prix du carburant "Au delà d'un certain seuil (...) je trouve bien que l'Etat dise on engrangera moins d'impôts (sur la vente de carburants, ndlr)", a-t-il dit. "J'ai toujours était pour, même avant les présidentielles (...) je m'étais immiscé dans le débat (...) et j'avais reçu une belle prune de Nicolas Sarkozy", a-t-il rappelé. En mars dernier, le directeur du groupe avait tenu les même propos sur la même radio. Ce à quoi Nicolas Sarkozy lui avait répondu : "Si je retire 2 centimes par litre de la TIPP, c'est un milliard de déficit. Mais qui paie le déficit?"... Michel-Edouard Leclerc a enfin assuré que ces centres commerciaux ne réalisaient quasiment pas de bénéfices sur les carburants. Au premier, semestre, le chiffre d'affaires en France a tout de même atteint 19,22 milliards d'euros avec les carburants contre contre15,20 milliards d'euros hors carburants...