Le site de la SNCF réservé aux + de 28 ans pas du goût des féministes

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Le site de la SNCF réservé aux + de 28 ans pas du goût des féministes
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Deux mouvements s'apprêtent à déposer une plainte contre cette campagne, qui a détourné les codes des sites pornographiques.

Un fond rose vif, des vidéos floutées aux titres évoquant des films pornographiques... Avec "+28, le site interdit aux plus de 28 ans", la SNCF s'est amusée à reprendre les codes de Youporn et autres plateformes réservées aux adultes. "Les contenus présentés pourraient vous choquer par leur caractère très explicite !", peut-on lire dès la page d'accueil, qui invite d'entrée de jeu les internautes à cliquer sur l'icône "oui, j'ai moins de 28 ans" pour accéder aux contenus. "C'est le meilleur coup de l'année" "S'inspirant des codes usuels et graphiques des plateformes vidéo de charme, le site éphémère se compose de captures vidéo floutées qui se dévoilent d'un glissement de souris et révèlent des offres spécifiques", détaille la SNCF dans la présentation de cette campagne, lancée le 11 juillet. Ainsi, la rubrique intitulée "C'est le meilleur coup de l'année" permet "d'accéder à l'offre spécifique en lien avec la carte jeune qui permet jusqu'à 60% de réduction sur les trajets en train", tandis que "Ces mecs profitent du show aux premières loges" détaille l'offre 'Instants V' avec un trajet en train et des événements culturels et sportifs en affinité avec les moins de 28 ans". Le sexisme pour faire du buzz ? Réalisée par l'agence Proximity BBDO, cette campagne de communication ne ferait pourtant pas rire tout le monde, et notamment certaines féministes. D'après 'Le Figaro', les mouvements Les Chiennes de garde et Osez le féminisme vont déposer une plainte, estimant que cette publicité a "contrevenu à la dignité humaine et à la dignité des femmes". "Le marketing utilise le sexisme pour faire du buzz. Dans cette publicité de la SNCF, tous les codes de la pornographie sont présents. Pour nous, il est clair qu'elle contrevient à la dignité humaine", a expliqué au 'Figaro' No�"lle Bas, la présidente des Chiennes de garde. Sa plainte devrait donc être déposée auprès du Jury de déontologie publicitaire (JDP) qui dépend de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Cette dernière ne peut pas imposer de sanction, mais éventuellement demander le retrait de cette campagne.