Le Sénat se penche sur la menace de la cybercriminalité

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Le Sénat se penche sur la menace de la cybercriminalité
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Un rapport estime que la France n'est pas assez protégée...

Un rapport du Sénat dévoilé ce jeudi sonne l'alarme contre le danger de la cybercriminalité, estimant que la France n'est pas assez protégée contre ce phénomène. "Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que l'on annonce, quelque part dans le monde, une attaque informatique importante contre de grandes institutions, publiques ou privées, qu'il s'agisse de cybercriminalité ou d'espionnage informatique", peut-on lire dans ce document. Les auteurs citent plusieurs exemples, à l'image de l'attaque contre les systèmes d'information du ministère de l'Economie et des finances fin 2010, l'espionnage d'Areva via Internet en 2011, ou encore dernièrement, des attaques "de grande ampleur" contre l'Elysée révélées par la presse. Si le rapport note des avancées dans la lute contre la cybercriminalité, avec notamment la création en 2008 de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), il met l'accent sur la menace de l'espionnage informatique. Le sénateur Jean-Marie Bockel, qui est le rapporteur de ce texte, a estimé que la France devait se mettre au niveau de ses partenaires, Américains, Allemands ou Britanniques. "Ces efforts que je propose de faire, nos voisins les ont faits, par ailleurs en période de coupes budgétaires, a-t-il souligné lors de la présentation du rapport. Le sénateur estime en effet qu'une plus grande implication de l'Etat permettrait d'éviter plusieurs dizaines de milliards d'euros de pertes liées à des attaques de cyber-criminels. L'obligation de déclaration d'incident à l'ANSSI en cas de cyber-attaque, afin de mieux gérer la vulnérabilité de certains réseaux, est une des pistes mises en avant par le rapport, car ce type d'attaque est trop souvent dissimulé en France, notamment pour des questions d'image. Le rapport suggère notamment une mesure délicate : l'interdiction en France des "routeurs de coeur de réseaux" commercialisés par les deux groupes chinois d'équipements de télécoms Huawei et ZTE. "Les autorités américaines soupçonnent que les puces, routeurs et autres équipements informatiques chinois soient équipés de 'portes dérobées' permettant au gouvernement chinois d'accéder à des informations sensibles transitant par ces équipements", explique le document.