Le Sénat retoque la loi de programmation budgétaire 2012-2017

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Le Sénat retoque la loi de programmation budgétaire 2012-2017
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Sénateurs UMP, centristes et communistes se sont une nouvelle fois alliés...

Alors que la Commission européenne a dit douter des objectifs de croissance et de déficit fixés par le gouvernement pour l'an prochain, le Sénat a rejeté mercredi soir, la loi de programmation des finances publiques pour les années 2012 à 2017, par 189 voix contre 152, indiquent les sénateurs UMP sur leur site internet. Alliance UMP, centristes, PC Le gouvernement a dû faire face une nouvelle fois à l'opposition des communistes, des centristes et de la droite, après le rejet la semaine dernière du texte sur la tarification progressive de l'énergie. "Les sénateurs UMP ont pointé du doigt le manque d'efforts en matière de réduction des dépenses, le matraquage fiscal sans précédents et une programmation pluriannuelle reposant sur des hypothèses irréalistes de croissance", expliquent-ils. Le texte rejeté, prévoit un déficit ramené à 3% du PIB en 2013 contre 4,5% cette année, avant un retour à l'équilibre en 2017. Pour l'année prochaine, le projet repose sur une hypothèse de croissance de +0,8% contre +0,4% anticipé par Bruxelles et le Fonds monétaire international. "Les communistes dans l'opposition" De leur côté, les sénateurs communistes dénoncent l'austérité de ce budget. "Filleule du traité budgétaire européen, avatar de la règle d'or, la loi de programmation des finances publiques est surtout la programmation, jusqu'à 2017 (...) de l'austérité de longue durée", soulignent-ils dans un communiqué. Une attitude que regrettent les socialistes. "Ils n'aident pas la gauche en faisant cela (...) C'est grave de ne pas voter le budget. Quand on vote avec la droite, on aide pas à la réussite de la gauche", a martelé ce matin le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, sur le plateau de France 2. "Les élus communistes devraient discuter, amender plutôt que d'être dans une opposition qui est en train de se marquer trop fortement", a-t-il ajouté. Les communistes sont "maintenant clairement dans l'opposition", a pour sa part estimé le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, sur RMC et BFM Télé.