Le secteur de la construction craint 35.000 suppressions de postes dès 2012

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Le secteur de la construction craint 35.000 suppressions de postes dès 2012
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Les professionnels lancent un cri d'alarme...

"Le Logement, le grand oublié de la politique gouvernementale". C'est le sentiment du Conseil National de la Construction, de la Fédération française du bâtiment, de la Fédération des promoteurs immobiliers, du Syndicat national des aménageurs lotisseurs et de l'Union des Maisons Françaises, qui se sont associés pour lancer un cri d'alarme. "Au risque d'aggraver encore les problèmes de logement des français, le Gouvernement choisit de mettre en danger une filière aux emplois non délocalisables", estiment les 5 organisations, en réaction à "l'accumulation de mesures défavorables au logement des français depuis l'été". Elles citent notamment la fiscalisation des plus values immobilières, la baisse des avantages à l'investissement locatif, l'instauration de plafonds de prix "technocratiques", la forte réduction du volume de crédits consacrés à l'accession à la propriété ou la baisse des avantages accordés aux logements des étudiants et des personnes âgées, mais aussi la hausse de la TVA sur les travaux et sur l'accession sociale à la propriété de 5,5% à 7%. En plus d'une dégradation de l'offre de logements disponibles, et ses conséquences notamment en terme de loyers, le club des cinq fustige l'impact de ces politiques sur un secteur qui compte 1,18 million de salariés. "Un logement représente entre un et demi et deux emplois directs non délocalisables, sans compter les emplois induits dans toute la chaîne de production", selon leur analyse, ce qui induit "au minimum 35.000 postes qui seront mécaniquement supprimés au cours de la seule année 2012". De surcroît, "le bilan risque de s'aggraver encore beaucoup plus en fin 2012-début 2013, au fur et à mesure où les programmes de logements collectifs lancés en 2010 et 2011 seront livrés". C'est pourquoi la filière dénonce "la brutalité et l'excès des mesures prises que la gravité de la situation financière publique ne justifie pas". Elle veut "que le prochain Gouvernement saura bâtir une politique cohérente qui s'inscrive dans la durée" et inviteront début 2012 les candidats à l'élection présidentielle à présenter leurs propositions.