Le ras-le-bol fiscal est de plus en plus "instrumentalisé", selon Solidaires Finances

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Le ras-le-bol fiscal est de plus en plus "instrumentalisé", selon Solidaires Finances
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Le syndicat de la direction générale des finances publiques estime que la majorité des ménages est encore lésée...

Alors que le gouvernement a reculé ce week-end sur la question de la taxation de l'épargne, le syndicat Solidaires Finances publiques de la DGFiP s'inquiète dans un communiqué publié lundi, de voir que "'le ras-le-bol fiscal' est de plus en plus instrumentalisé par des catégories d'intérêts particuliers qui n'ont qu'un lointain rapport avec l'intérêt général". L'exemple de la taxation de l'épargne Ce week-end, le gouvernement a renoncé au projet de nouveau taux unique de 15,5% de prélèvements sociaux sur les produits d'épargne exonérés d'impôt sur le revenu, à savoir les plans d'épargne-logement (PEL), les plans d'épargne en actions (PEA) et l'épargne salariale. Seuls les contrats d'assurance vie "multisupports" seront concernés. "Les épargnants (...) veulent avant tout préserver des avantages fiscaux sur la base d'arguments parfois hasardeux", déplore le syndicat. "On ne peut invoquer le fait que l'épargne est le fruit du travail et laisser penser que tous les Français seraient concernés par un durcissement des règles en matière d'assurance vie", ajoute-t-elle. Abus de position dominante Le syndicat rappelle ainsi que sur 60 millions de Français, seulement 25 millions possèdent une assurance-vie. "Parmi eux, seulement 10% détiennent la moitié des encours" ajoute-t-il. Pour Solidaires Finances Publiques, avec de tels comportements, "la charge fiscale ne peut être qu'un peu plus déséquilibrée" au détriment des ménages qui n'ont pas la possibilité de s'organiser afin de défendre leurs intérêts. Le syndicat compare cette attitude à "un abus de position dominante". Dans cet affaiblissement du consentement à l'impôt, le gouvernement tient une grande part de responsabilité, ses projets étant bien souvent "illisibles". Le syndicat réclame une grande réforme "juste, simple et stable".