Le Qatar devrait dépenser 220 milliards de dollars pour le Mondial de foot 2022

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Le Qatar devrait dépenser 220 milliards de dollars pour le Mondial de foot 2022
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A neuf ans de l'échéance, le pays hôte, par-delà son ambition, part de très loin en termes d'infrastructures...

Sans surprise, le Qatar va mettre les grands moyens pour préparer le mondial de football de 2022... D'après les chiffres publiés par l'antenne britannique du cabinet Deloitte, une enveloppe de 220 milliards de dollars (156 milliards d'euros) va être investie pour cette compétition. A titre de comparaison, la France en 1998 avait déboursé... 1,56 milliard d'euros pour l'organisation de la Coupe du monde cette année-là. "C'est une somme astronomique, dans la logique de ce petit pays qui achète tout dans le sport : un mondial de handball en 2015, alors qu'il n'a même pas un joueur dans cette discipline, le PSG... Le Qatar peut s'offrir tout ce qui brille", estime Axel Capron, le rédacteur en chef de Sports.fr. A neuf ans de l'échéance, le pays hôte part de très loin en termes d'infrastructures. A commencer par les stades qui, à ce jour, sont quasiment inexistants et doivent tous sortir de terre. Ou plutôt du sable dans ce territoire désertique, où l'on ignore encore à quelles dates sera jouée la compétition afin d'éviter de soumettre ses acteurs et son public à des températures estimées autour de 40 degrés en juin et juillet, dates traditionnelles du Mondial. Tout reste à faire "Le Qatar mesure à peu près la taille de l'Ile-de-France, et sur ce tout petite territoire, on va construire une dizaine de stades. A quoi serviront-ils ensuite ?", s'interroge Axel Capron, qui estime que cette folie des grandeurs ne pose pas de problème à la Fifa, qui s'y retrouve largement. "Tout est à construire. Les ouvriers vont faire sortir de terre des stades climatisés de 80.000 places, et on peut se poser des uqestions aussi sur la facture énergétique et les conséquences écologiques" de ces investissements, ajoute-t-il. Le chantier apparaît tout aussi colossal en matière de transports, où les routes, les aéroports, mais aussi les métros restent à créee. Un poste de dépenses qui à lui seul devrait engouffrer quelques 110 milliards d'euros. L'étude indique qu'à ce jour seulement 13% des marchés à pourvoir ont été attribués. Le secteur hôtelier ne sera pas le dernier. Largement en-deçà des besoins qu'imposera la venue des 400.000 touristes attendus pour suivre le tournoi et leurs équipes favorites. Une demande qui, à ce jour, ne peut être satisfaite. Le défi est donc de taille pour le Qatar...