Le printemps "pourri" a pesé sur certains secteurs de l'économie

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Le printemps "pourri" a pesé sur certains secteurs de l'économie
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Les pertes sont évaluées à 700 millions d'euros selon une étude réalisée par RTL...

Le printemps "pourri", le plus froid depuis 1987, n'a pas seulement affecté le moral des Français... Il aurait co�"té près de 700 millions d'euros à certains secteurs de l'économie française, d'après une étude réalisée par RTL. Tourisme, bâtiment et agriculture très touchés Le tourisme serait le secteur de loin le plus touché. Selon le président du cabinet Protourisme,  Didier Arino interrogé par la radio, la perte pour le secteur peut-être chiffrée à "300 millions d'euros par rapport à l'année dernière, où le printemps était déjà mauvais". Le bâtiment est aussi à la peine, même si le secteur à l'habitude de composer avec le mauvais temps. La Capeb estime les pertes à 300 millions d'euros. Enfin, dans l'agriculture, les récoltes difficiles voire inexistantes représentent un manque à gagner de quelques dizaines de millions d'euros, au minimum. Les Français adaptent leur consommation L'an dernier, le mois de mai, plus frais qu'à l'accoutumée s'était traduit par une baisse du chiffre d'affaires du rayon boissons de - 4,4 % au niveau national, d'après une étude de l'institut Climpact. Les ventes de concentrés pour boissons, des panachés et bières sans alcool, des eaux aromatisées et des sirops avaient même chuté de plus de 8%. A l'inverse, certains pourraient profiter de la mauvaise météo à l'image d'EDF ou de GDF. Au mois d'avril, les dépenses des ménages en énergie ont progressé de +2,9% par rapport à la même période 2012. Impact neutre au niveau macroéconomique Au final, l'impact macroéconomique est "quasiment neutre", estime l'économiste Philippe Moati sur RTL, ajoutant cependant que certains secteurs n'avaient pas "besoin de çà" vu le contexte économique actuel, et que cette mauvaise météo a un impact "sur la psychologie du consommateur", alors que son pouvoir d'achat est déjà en berne...