Le président du FESF se rend en Chine vendredi

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Le président du FESF se rend en Chine vendredi
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L'Allemand Klaus Regling se rendra à Pékin vendredi...

L'hypothèse d'une entrée en scène des pays émergents dans le feuilleton de la crise de l'Euro se précise... Ce matin, le quotidien chinois 'China Daily' cite ainsi une source "proche des décideurs européens" affirmant que les émergents devraient aider financièrement l'Europe à sortir du gouffre de ses dettes publiques... "Un accord des pays émergents pourrait être inclus dans le document final du sommet des dirigeants européens" attendu ce soir à l'issue du sommet européen de Bruxelles, explique le quotidien officiel chinois. Dans le même temps, on a aussi appris ce matin que le directeur du FESF, l'Allemand Klaus Regling, se rendra vendredi en Chine... La délégation de l'Union européenne à Pékin a annoncé sa visite dans un communiqué, sans plus de précisions sur son objet. Ainsi, selon des sources diplomatiques, il est désormais envisagé de renforcer la force de frappe du FESF (Fonds européen de stabilité financière) en lui adossant un autre fonds (un "special purpose vehicle"), qui aura vocation à être alimenté par "des investisseurs externes privés ou publics". Le FMI, la Chine, la Russie, le Brésil, ou encore les pays européens non membres de la zone Euro pourraient ainsi être sollicités pour se rendre au chevet de l'Europe. Le quotidien espagnol 'Expansion' titrait hier que "L'Europe demande l'aide de la Chine et la Russie pour se renflouer", ajoutant que le FESF pourrait être porté de 440 milliards d'euros actuellement à jusqu'à 2.000 milliards d'euros, notamment grâce à ces deux pays, au FMI, et peut-être à la Norvège. De son côté, le 'Financial Times' du jour évoque aussi un scénario de ce type, mais estime que l'aide de la Chine, notamment, pourrait décevoir au final... En 2009, dans le sillage de la crise financière des "subprimes", Pékin avait acquis pour 50 Milliards d'Euros d'obligations spéciales émises par le FMI pour faire face à cette crise. Pékin, qui a aussi acquis depuis un montant non communiqué d'obligations européennes, pourrait à nouveau offrir une somme comparable, mais ne souhaiterait pas s'engager davantage, estimant que c'est aux Européens eux-mêmes de régler leur propre crise, ajoute le 'FT' en citant des responsables politiques chinois. Depuis les premières alertes sur la dette grecque, en novembre 2009 (lorsque le nouveau gouvernement de la Grèce a 'découvert' une dette 4 fois supérieure aux précédentes estimations...), l'Europe tente de stopper la crise de confiance dans l'Euro, qui s'est étendue progressivement de la Grèce à l'Irlande et au Portugal et menace désormais l'Italie, l'Espagne, voire la France...