Le président de la SNCM a refusé le dépôt de bilan

  • A
  • A
Le président de la SNCM a refusé le dépôt de bilan
Partagez sur :

Veolia environnement et les autres actionnaires privés auraient demandé le dépôt de bilan de la compagnie, qui assure la desserte entre la Corse et le continent.

Veolia environnement et les autres actionnaires privés de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) auraient demandé le dépôt de bilan de la compagnie, qui assure la desserte entre la Corse et le continent. Le président du directoire a refusé cette option : Marc Dufour a confirmé dans une interview au quotidien 'La Provence' publiée vendredi, sans donner de précisions. "J'ai refusé. Cette solution du dépôt arrangerait tout lemonde car il n'y aurait plus rien à payer", a-t-il déclaré."Mais il y a les salariés, les familles, nos sous-traitants qui nous appuient. Je suis convaincu que la SNCM a un avenir. A la condition d'évoluer", a-t-il ajouté. Une source proche de la direction de la SNCM a confirmé à l'agence de presse Reuters que ce sont les actionnaires privés de la compagnie, c'est-à-dire Transdev, coentreprise de transports publics de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, qui ont proposé ce dépôt de bilan de la compagnie maritime. De source proche du dossier, le dépôt de bilan serait la seule solution pour sortir de l'impasse, la Commission européenne ayant ordonné à l'Etat de récupérer 440 millions d'euros d'aides reçues lors de sa privatisation et pour assurer ses obligations de service public. Des propositions Marc Dufour a par ailleurs relativisé les problèmes de trésorerie de la SNCM. "Nous estimons que la Corse nous doit 60 millions puisqu'elle ne nous paie plus depuis juillet. Et puis il y a les actionnaires. J'ai besoin de 13 millions d'euros pour faire le relais avec la saison prochaine. Je ne suis pas inquiet." Pourtant, toujours selon les sources de Reuters, la compagnie doit déjà une centaine de millions d'euros à ses actionnaires privés, subira cette année encore des pertes et demande 13 millions d'euros supplémentaires sans pouvoir donner la moindre garantie qu'elle pourra rembourser. "Je ne vois pas très bien comment Marc Dufour peut relativiser ses problèmes de trésorerie", a déclaré la source. Le président du directoire a également confirmé que deux armateurs, un français et un étranger, s'étaient manifestés pour la reprise de l'entreprise qui emploie 2.600 personnes. L'Etat a introduit des recours contre les décisions de la Commission européenne, qui risquent de provoquer la faillite de la société détenue à 66% par Transdev, à 25% par l'Etat et à 9%par ses salariés.