Le Premier ministre grec réclame "plus de temps" mais pas "plus d'argent"

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Le Premier ministre grec réclame "plus de temps" mais pas "plus d'argent"
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Antonis Samaras s'apprête à demander un délai supplémentaire de deux ans pour remplir ses engagements de réduction du déficit...

Athènes tiendra ses engagements mais elle a besoin davantage de temps, l'austérité n'étant pas la réponse à tout, a encore martelé le Premier ministre Antonis Samaras, dans un entretien au quotidien allemand 'Bild'. "Nous tenons à remplir nos engagements et à répondre à toutes les exigences. Mais nous avons besoin de stimuler la croissance, car cela réduit les déficits financiers. Tout ce que nous voulons, c'est un peu d'espace 'pour respirer', afin de relancer l'économie", a-t-il expliqué, précisant que "plus de temps ne signifie pas automatiquement plus d'argent"... Antonis Samaras doit convaincre ses partenaires Le Premier ministre grec reçoit ce mercredi Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, puis doit rencontrer vendredi, la Chancelière allemande Angela Merkel et samedi, le président français François Hollande. Antonis Samaras souhaite les convaincre de lui accorder un délai supplémentaire de deux ans, pour ramener son déficit à zéro en 2016 au lieu de 2014 jusqu'ici, dans le cadre du plan d'aide de 130 milliards d'euros de l'UE et du FMI. Berlin a déjà fait part de ses réticences mais Antonis Samaras compte bien s'appuyer sur une clause du plan qui prévoit un rallongement des délais s'il s'avère que la récession qui frappe le pays est plus profonde que prévu. Or "la Grèce souffre, au cours des trois dernières années, le niveau de vie de nos concitoyens a diminué d'un tiers, les retraités ont perdu un cinquième de leur revenu, la moitié de nos jeunes sont au chômage", déplore-t-il dans les colonnes du quotidien allemand. Pas question de sortir de la zone euro Le week-end dernier, l'Allemagne a mis en garde la Grèce : elle restera en zone euro si elle respecte ses obligations. Antonis Samaras ne compte pas jouer avec le feu... "Les conséquences seraient catastrophiques pour la Grèce. Cela signifierait au moins cinq années de récession et de chômage (...) un cauchemar pour Athènes", prévient-il.