Le Premier ministre grec lance un cri d'alarme à la troïka

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Le Premier ministre grec lance un cri d'alarme à la troïka
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Les caisses du pays seront vides, sans la prochaine tranche d'aide, explique Antonis Samaras...

Sans aide de la troïka, les caisses de La Grèce seront vides dès le mois de décembre... Le Premier ministre grec Antonis samaras lance un cri d'alarme dans la presse allemande, alors que les négociations patinent entre Athènes et ses créanciers internationaux. "La liquidité est la clé. C'est pourquoi la prochaine tranche de crédit est si importante pour nous", déclare le chef du gouvernement au journal économique 'Handelsblatt'. Dans cette interview, Antonis Samaras fait un appel du pied à la Banque centrale européenne, en suggérant qu'elle pourrait aider davantage le pays. Il lance plusieurs pistes : l'établissement pourrait accepter un taux d'intérêt réduit sur les obligations d'Etat grecques qu'elle détient, et "approuver un 'rollover' quand ces obligations arriveront à échéance". Pas de décision au prochain sommet européen "Je pense aussi à une recapitalisation des banques grecques comme celle qui est envisagée pour l'Espagne, qui ne serait pas comptabilisée dans la dette de l'Etat mais réalisée directement par le MES. Cela constituerait un soulagement important", déclare Antonis Samaras. Athènes tâche actuellement de convaincre les inspecteurs de la troïka, formée par le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne de valider son plan d'économies de près de 12 milliards d'euros. Mais les discussions sont difficiles... Un responsable de la zone euro, cité par Reuters, estime ce vendredi que le sommet européen des 18 et 19 octobre ne débouchera sur aucune décision concernant la Grèce.