Le poids économique de l'industrie culturelle française supérieur à celui de l'automobile !

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Le poids économique de l'industrie culturelle française supérieur à celui de l'automobile !
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Il est également supérieur à celui du luxe...

Voilà une étude qui vient tordre le cou aux idées reçues: le poids économique et social des Industries Culturelles et Créatives (ICC) -  61,4 milliards d'euros - dépasserait celui de grands secteurs tels que l'automobile (60,4 milliards)... et le luxe (52,5 milliards), d'après le cabinet EY (ex Ernst & Young) ! Indirectement, le secteur a même généré un chiffre d'affaires de plus de 74 milliards d'euros en 2011 (année de référence pour l'étude). 1,2 million d'emplois En 2011, d'après les données recueillies par le cabinet d'études, 1,2 million de personnes travaillaient dans le secteur des ICC - dont 92% en direct - soit 5% de l'emploi total intérieur français. Dans le détail et parmi les neuf secteurs analysés par EY, "celui des arts graphiques et plastiques pèse, à lui seul, près de 20 milliards d'euros d'euros. Artistes visuels, designers, architectes et photographes représentent près de 300.000 emplois en France, devant le spectacle vivant (267.716 personnes et 8,4 milliards d'euros) et la musique (240.874 personnes et 8,6 milliards d'euros)", souligne le cabinet. Viennent ensuite la télévision (176.467), le cinéma (105.890 emplois) ou encore les livres (79.613). Malgré la crise qu'elle traverse, la presse (journaux & magazine) tente de relever le défi du numérique et emploie pour sa part autour de 101.933 personnes, ajoute l'étude. Des géants mondiaux L'étude rappelle que le rapport Louis Gallois remis le 5 novembre 2012 au gouvernement classait l'industrie culturelle comme l'un des "pôles d'excellence mondiaux de notre pays". La France possède en effet des acteurs d'envergure mondiale. C'est le cas notamment de Vivendi, leader de la production et de l'édition musicale, de Deezer très bien positionné sur le marché de l'écoute musicale en ligne ou encore du groupe d'édition Hachette (2ème au niveau mondial), sans oublier le cinéma français, 3ème producteur et 2ème exportateur au monde... Enfin, alors que la balance commerciale française accuse le plus lourd déficit de la zone euro, celle de l'industrie culturelle hexagonale était excédentaire de plus de 300 millions d'euros en 2011. Pour tenir son rang, le secteur doit assurer "la transition numérique et l'ouverture à l'international", a rappelé Marc Lhermitte, associé EY et auteur de l'étude.