Le PDG du groupe volailler Doux juge possible de "repartir du bon pied"

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Le PDG du groupe volailler Doux juge possible de "repartir du bon pied"
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Au lendemain d'un comité d'entreprise qui a vu l'ensemble des syndicats refuser le vote d'une motion de confiance présentée par la direction...

Au lendemain d'un comité d'entreprise qui a vu l'ensemble des syndicats refuser le vote d'une motion de confiance présentée par la direction de Doux, le patron du vollailler, Charles Doux, affiche sa confiance pour le groupe dans un entretien au quotidien 'Ouest France'. Il estime que l'entreprise peut "repartir du bon pied". Interrogé sur le dépôt de bilan déposé vendredi dernier, Charles Doux assure avoir "tout fait pour l'éviter", alors que la banque Barclays et le gouvernement ont évoqué de concert une initiative "personnelle", sans cacher leur irritation. "Il faut savoir que, depuis le 1er mai, la dette envers Barclays (144 millions) était exigible en totalité", se défend Charles Doux. "Nous avons posé deux questions à Barclays. Acceptez-vous de financer le groupe sans passer par un redressement judiciaire ? Sinon, acceptez-vous de financer durant la période d'observation suivant le redressement ? La réponse à ces questions a été négative", assure-t-il. Il précise avoir souhaité ainsi "obtenir des assurances sur l'emploi dans le groupe. Sur la pérennité du groupe sans vente par activité. Sur le maintien des marques commerciales". Alors que 'Ouest France' rappelle que des rumeurs ont évoqué le choix d'un dépôt de bilan pour conserver la gouvernance du groupe, Charles Doux affirme avoir "passé l'âge de vouloir défendre (sa) situation personnelle ! Et encore moins (ses) actions". Le groupe breton de production de volaille, qui compte 3.400 salariés, a été placé en redressement judiciaire. Mais Charles Doux rejette "tout scénario catastrophe". Il rappelle que l'activité du groupe repose sur trois pôles : "Le poulet export congelé marche correctement. L'activité des produits élaborés est correcte". Quant au pôle frais (poulets et dindes), il "concerne surtout le marché français. Il est chroniquement déficitaire et un certain nombre de réformes sont nécessaires", à ses yeux. La motion présentée mardi par le Groupe Doux lors du comité d'entreprise prévoyait le maintien des emplois, le non-démantèlement du groupe et la préservation de ses marques. "Personnellement, j'en suis sorti avec une excellente impression car les salariés sont extrêmement attachés à l'entreprise", se félicite Charles Doux. Un appel à manifester a pourtant été lancé pour le 11 juin...